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La saga des Desfontaine

25 mai 2008 par Emmanuelle Garralon · Commenter 

Château de Chamilly

Le château de Chamilly, c’est tout d’abord un château, un vrai ! Il fut construit au 17e siècle avec douves, pont-levis et machicoulis par Noel Bouton, lieutenant général, officier d’artillerie et conseiller du roi. Cette architecture défensive correspondait au style militaire dans lequel il vivait à l’époque, mais en fait, le château de Chamilly n’a jamais rien eu à défendre ! C’était une maison de campagne et d’agrément, associée à une ferme.

Lorsque la famille Desfontaine racheta au 19e siècle le château et ses terres, il s’agissait d’une ferme en polyculture-élevage avec peu de vignes. Bernard Desfontaine avait-il présenti le potentiel viticole du terroir ? Toujours est-il qu’il commenca à véritablement développer le vignoble et acheta des parcelles en 1er cru sur Mercurey. Son fils, Louis Desfontaine, arrêta les autres productions pour se spécialiser sur la vigne – et fut à l’initiative d’un grand développement du château de Chamilly. Personnalité locale, grand connaisseur du vignoble, il acheta au début des années 90 le clos la Perrière, une parcelle de 2,5 ha d’un seul tenant, très bien située sur Mercurey. Si bien située qu’un projet de révision du classement sur cette zone – fait rarissime en Bourgogne – est en cours.

Famille Desfontaine

En 1999, la disparition prématurée de Louis Desfontaine donne brutalement les rênes du domaine à son épouse Véronique, tandis que leurs deux enfants, Xavier et Arnaud, s’orientent vers des études dans la filière viticole. S’en suit une période difficile, mais le passage d’une femme à la tête de Chamilly se traduit par une évolution du style des vins. Jusqu’alors, la combinaison de terroirs puissants et d’une vinification très traditionnelle donnait des vins très tanniques, nécessitant au moins 5 ans en bouteille pour s’assouplir. Encouragée par ses fils, Véronique Desfontaine fait évoluer ces techniques, égrappe une part croissante des raisins avant de les vinifier. Les vins s’arrondissent, prennent du fruit, deviennent plus aimables dans leur jeunesse.

En 2004, Arnaud Desfontaine termine son BTS viticulture-œnologie, suivi de son frère Xavier deux ans plus tard. Ils veulent acquérir un peu d’expérience avant de revenir sur la propriété. Toutefois, plusieurs expériences malheureuses les a échaudé de faire appel à des régisseurs de domaine. C’est pourquoi, ils décident que chacun des frères alternera sur la propriété pour permettre à l’autre de partir vinifier à l’étranger (Australie pour l’un, N ouvelle-Zélande pour l’autre). Une période riche d’enseignements, mais compliquée dans l’organisation. Les frères Desfontaine gèrent la propriété l’un sur place, l’autre par téléphone, se « dédoublent » au moment des vendanges et deviennent de véritables « flying winemakers ».

2007 marque enfin le retour du trium virat Desfontaine au complet sur la propriété, et des vinifications dans des conditions plus sereines. L’entrée de la nouvelle génération Desfontaine se traduit également par une évolution des vins. Une évolution… sans révolution. Depuis leur arrivée, les frères cherchent à optimiser la qualité des raisins et respecter au mieux les vignes. L’objectif, à terme, est bel et bien de produire en bio, mais par étape et en prenant compte des contraintes économiques. Au chai, tout le système d’encuvage a été revu pour respecter au maximum l’intégralité des raisins – vendangés à la main -, préserver les arômes du fruit, éviter l’extraction de tanins verts des raffles. La propriété vient d’acheter de nouvelles cuves de petite capacité pour faciliter les sélections et permettre des pigeages (extraction lors des fermentations de la couleur et des arômes).

Ces vins ont séduit l’équipe de Mes Vignes. Les bourgognes côte chalonnaise du château de Chamilly sont d’un rouge rubis, avec un nez de petits fruits rouges friands. En bouche, ils ont du style. On retrouve la fraîcheur et les arômes des fruits présents au nez, avec un côté gourmand. Puis, peu à peu, la puissance du terroir et des vieilles vignes s’exprime par une structure présente, qui laisse augurer un certain potentiel de garde. Déjà plaisants à boire sur le fruit, les vins de la cuvée MesVignes procureront certainement aussi de bonnes surprises après quelques années en bouteille !

Médaille d’argent au concours national des Vignerons Indépendants !

23 mai 2008 par Emmanuelle Garralon · Commenter 

Les champagnes Janisson-Baradon ont été récompensés fin avril de deux médailles d’argent au concours national des Vignerons Indépendants. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, l’un de ces deux médaillés, le brut sélection, n’est autre que… l’assemblage de votre cuvée Mes Vignes ! Une distinction particulièrement honorifique pour ce concours sévère (5000 échantillons, 1200 vins primés), où les vins sont jugés par leurs propres vignerons.

Originalité francaise, la Fédération des Vignerons Indépendants regroupe plus de 10 000 producteurs. Elle garantit l’authenticité et la qualité d’une certaine forme de viticulture au travers de la « Charte du Vigneron Indépendant » :

  • respecter son terroir,
  • travailler sa vigne et récolter son raisin,
  • vinifier et élever son vin et/ou élaborer son eau-de-vie
  • mettre en bouteille sa production dans sa cave,
  • commercialiser ses produits,
  • se perfectionner dans le respect de la tradition,
  • accueillir, conseiller la dégustation,
  • prendre plaisir à présenter le fruit de son travail et de sa culture.

Les Vignerons Indépendants sont reconnaissables au célèbre logo qui figure sur leurs bouteilles et/ou dans leur communication.

Outre ses actions dans la politique de développement viticole, la Fédération des Vignerons Indépendants est célèbre pour son concours des vins et pour ses salons, véritables grand’messes qui rassemblent des milliers de producteurs et des dizaines de milliers d’amateurs. Les prochains grands salons d’automne auront lieu à Lyon Halle Garnier (30.10 – 03.11), Reims Parc des Expositions (07-10.11), Lille Grand Palais (14-17.11) et Paris porte de Versailles (27.11-01.12).

L’entretien du pied de vigne

Votre vigne est maintenant en pleine période de végétation, un traitement régulier avec des produits spécifiques à la vigne (bouillie bordelaise, sulfate de cuivre) vous permettra de lutter contre toute attaque de champignons ou d’insectes. Contre ces derniers, particulièrement les guêpes, des pièges à base de bière ou d’eau sucrée sont toujours très efficaces. Rappelons que les piqûres des guêpes et autres insectes gourmands du sucre des fruits provoquent souvent l’installation de champignons indésirables.

Si la plantation a été réalisée au printemps, et que ce dernier réserve des jours chauds et secs, n’hésitez pas à arroser votre vigne : pour cela, vous pouvez au préalable former une cuvette qui retiendra bien les eaux d’arrosage ou de pluie pour les acheminer au niveau des racines.

Vous pouvez effectuer un apport d’engrais spécial fruitiers pour soutenir l’effort de développement de la plante.

Si votre région est particulièrement chaude et sèche, vous pouvez apporter un mulch sur le sol entourant vos pieds de vigne : ce paillage peut être constitué de paillette de lin (sur petites surfaces uniquement), de branchages broyés ou tout autre mulch : il assurera ainsi le maintien de la fraîcheur au niveau des racines, et limitera la pousse de mauvaises herbes.

Lorsque les grappes apparaissent, vous pouvez les envelopper dans des sacs spéciaux afin de les préserver de la gourmandise des oiseaux et des insectes tout en favorisant leur mûrissement. Profitez de cette opération pour supprimer les feuilles qui font écran au soleil sur les grappes. Les grappes ont besoin de beaucoup de soleil et de chaleur pour mûrir.

Je vous recommande quand même de couper les grappes qui apparaissent s’il s’agit de la première année de plantation de votre vigne pour lui permettre de fabriquer de plus belles racines.

J’ai planté un pied de Syrah sur ma terrasse au mois de Mars, vous pouvez voir son évolution entre le mois d’avril et le mois de mai.

N’hésitez pas à m’envoyer des photos de votre pied (de vigne, bien entendu).

Suivi de la pousse de mon pied de Syrah - 21/05/08

21 mai 2008 par Stéphane Queralt · Commenter 


Mon pied de vigne - 24/05/08
envoyé par mesvignes
La suite de l’évolution de mon pied de vigne sur ma terrasse, il pousse bien, je suis fier de lui ! ;-)

Le (ou les) bouchon(s) !

21 mai 2008 par Stéphane Queralt · Commenter 

Le choix du bouchon à vin est un sujet polémique dans le monde du vin. Nous connaissons tous le bouchon de liège que l’on trouve dans la plupart des bouteilles de vin. Mais de nouveaux types de bouchage – liège synthétique et la capsule Stelvin (nouvelle sorte de capsule à vis) ont récemment fait leur apparition.

L’industrie du vin a en effet connu un grand nombre d’avancées technologiques depuis les dernières années dans le domaine du bouchage des bouteilles. Avant de prendre parti ou de se faire votre opinion, il faut comprendre pourquoi ces changements ont lieu.

Le bouchon de liège traditionnel

Le liège est le matériau le plus communément utilisé pour les bouchons car il remplit ces exigences. Il est étanche, souple et poreux à l’air.

Alors… pourquoi changer ?

C’est surtout une question de qualité, de fraîcheur et d’intégrité du produit. Vous seriez peut-être surpris d’apprendre que 10 à 15 % des vins avec des bouchons en liège naturel sont perturbés par le liège, ce qui a un effet sur la qualité du vin. Les problèmes comme un vin « bouchonné » (mauvais goût) ou qui coule, les bouchons qui se brisent en morceaux (sécheresse) ou l’oxydation sont causés par l’utilisation d’un liège naturel. Certains sont d’avis qu’en moyenne une bouteille par caisse de vin (caisse de 12) est perturbée par un liège défectueux !

L’explosion de la demande mondiale en vin a également provoqué une pénurie de liège naturel. Le chêne-liège nécessite plusieurs années à se développer et à l’heure actuelle, il n’y a pas assez de liège disponible. C’est pour cette raison qu’un grand nombre de producteurs de vin n’ont pas eu d’autre choix que d’utiliser une alternative au liège naturel.

Les bouchons synthétiques

Les bouchons en liège ont plusieurs inconvénients, dont le risque du “goût de bouchon” et le risque de couleuses. Les bouchons synthétiques évitent ces problèmes en respectant la perméabilité à l’oxygène qui laisse vieillir le vin.

Ces bouchons peuvent toutefois mener le vin à s’oxyder et à prendre un goût de pétrole après dix-huit mois. Un bouchon synthétique est malgré tout un bon choix pour un vin jeune qui est conçu pour être dégusté dans peu de temps. Ce type de bouchon est donc à éviter pour les vins de garde.

La capsule à vis

La capsule Stelvin ou la capsule à vis semble être un choix très populaire dernièrement (type bouteille de MARTINI). Il y a diverses raisons pour lesquelles les producteurs de vin utilisent maintenant les capsules à vis au lieu des bouchons de liège naturel. Il est important de réaliser que si les producteurs de vin traditionnel se convertissent à ce genre de bouchon, ils doivent s’assurer qu’il n’aura pas un effet sur la qualité du produit dans la bouteille.

Voici quelques raisons :

La capsule est scellée à 100 %, ce qui garde la fraîcheur du vin plus longtemps. Cette capsule est parfaite pour des vins vifs, frais et fruités qui sont conçus pour être dégustés jeunes.

Le matériel utilisé est neutre (aucune saveur) et a été utilisé dans les autres industries de boissons pendant des décennies. Pensez à l’eau en bouteille comme le Perrier, vous n’avez probablement jamais bu une bouteille qui avait mauvais goût.

Pour les gens qui ont des allergies, la quantité de sulfite nécessaire (préservatif et agent antioxydant) est réduite puisque ce genre de bouchon est étanche à l’air.

Les producteurs se sont aperçus d’une plus grande constance d’un vin à un autre après quelques années de vieillissement.

Un autre petit avantage est que les vins peuvent être rangés debout au lieu d’être couchés. Ce facteur est un avantage pour les détaillants et les consommateurs, si vous avez une capacité d’entreposage limitée.

Alors… la capsule à vis pour quels vins ?

La plupart des vins qui doivent être consommés dans les 3 ans peuvent bénéficier de ce genre de bouchon. Beaucoup de vins conçus pour être consommés jeunes ont/auront ce genre de bouchon. C’est le cas des vins blancs légers, des vins aromatiques et des vins fruités légers – le Sauvignon Blanc, le Gewurztraminer, le Chablis, le Viognier, etc.

A chaque situation son bouchon

Pour ma part, je pense qu’il faut choisir le bouchon en fonction du vin ; je suis d’accord pour la capsule à vis ou le bouchon synthétique pour ces vins jeunes, d’apéritif qui se boivent en toute décontraction. En revanche, je ne pense pas pouvoir me passer du bouchon en liège naturel pour les grands repas !

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Projet de révision d’aire en Champagne

16 mai 2008 par Stéphane Queralt · Commenter 

L’appellation Champagne est au taquet. Sur les 33 500 ha classés en appellation, 98 % sont plantés (le solde correspond à des chemins, cours d’eau, talus, jardins, constructions et autres superficies difficilement exploitables). Or, la demande continue de progresser, ce qui a conduit le syndicat des producteurs à voter la révision du terroir du célèbre vin à bulles.

L’appellation Champagne a été officialisée par une loi de 1927 qui détermine une liste de 319 communes. Mais à l’époque, certaines communes ne s’étaient pas portées candidates, ou bien n’avaient pas voulu intégrer l’aire d’appellation. Lorsque l’on sait qu’aujourd’hui, l’hectare de terrain agricole vaut quelques dizaines de milliers d’euros, mais que dans l’appellation et planté en vignes il dépasse le million, on comprend que les enjeux aient radicalement changé !

Toutefois, en Champagne, on préfère parler de révision plutôt que d’extension de l’aire, car l’objectif affiché est d’harmoniser la qualité du terroir de l’appellation. Pour preuve, deux communes de la Marne, connues dans le milieu pour produire des raisins de piètre qualité, seront éliminées de l’aire d’appellation. Mais pour le reste, on espère bien que ce travail fera rentrer quelques milliers de nouveaux hectares !

Cependant, pas d’emballement, les choses seront bien faites et comme toujours en Champagne, en prenant le temps qu’il faut. Une commission d’experts (agronome, géographe, mais aussi historien et sociologue) ont commencé à sillonner le terrain. Au bout de 18 mois de travail, ils ont proposé une pré-sélection de 40 nouvelles communes. Reste à présent à dénicher une par une les parcelles et micro-parcelles qui pourraient être plantées. Un travail qui prendra du temps, tout comme prendra du temps l’examen du dossier par le Conseil d’Etat, puis les consultations publiques…

Si on y ajoute que les vignerons n’ont pas le droit de planter plus de 30 ares par an, et qu’il faut faire pousser la vigne, produire le champagne, etc. Les premières bouteilles ne devraient pas sortir des chais avant au moins une dizaine d’année !

Date de la fête des pères en 2008 et 2009

Fête des pères 2008 et 2009 Si vous lisez régulièrement ce blog, vous connaissez déjà la date de la fête des mères, l’origine de la fête des mères et vous avez peut être même commandé une formule Mes Vignes en cadeau pour maman en bénéficiant de 25 euros offerts sur les toutes les formules découverte ! Et papa alors dans tout ça ?

Et bien cette année, en 2008, la date de la fête des pères est le 15 juin en France et en Suisse, et le 8 juin en Belgique. Et devinez quoi ? Votre papa aussi serait ravir d’avoir un coffret Mes Vignes en cadeau de fête des pères !

Et n’oubliez pas de vérifier aussi la date de la fête des mères, en espérant qu’il ne soit pas trop tard !

MISE A JOUR 2009 : la date de la fête des pères 2009 est cette année le dimanche 21 juin en France, le dimanche 14 juin en Belgique et 7 juin en Suisse.

La fête des mères, une tradition héritée de l’Antiquité

Fête des mèresPourquoi une Fête des Mères ? Et qui a bien pu en avoir l’idée ?

C’est dans l’adoration de la mère, pratiquée en Grèce Antique, que la fête des mères trouve ses origines. Ce culte païen, qui avait lieu au printemps, était destiné à honorer Rhéa (ou Cybèle), la Grande Mère de Zeus et de ses frères et sÅ“urs. Une fête religieuse romaine célébrait quant à elle les matrones le 1er mars, lors des Matronalia…

C’est ce culte qui a donné naissance à la Fête des Mères, telle qu’on la connaît aujourd’hui, partout dans le monde :

-Au XVème siècle, les Anglais fêtent le Mothering Sunday, d’abord au début du Carême, puis le quatrième dimanche du printemps.

-En 1908, les Etats-Unis instaurent le Mother’s Day, en souvenir de la mère de l’institutrice Anna Jarvis.

-En 1914, le Royaume-Uni l’adopte, en 1932, l’Allemagne, puis c’est au tour de la Belgique, du Danemark, de la Finlande, de l’Italie, de la Turquie et de l’Australie.

En France, l’histoire de la Fête des Mères est ponctuée par quelques dates décisives : on en retrouve la trace en 1806, quand Napoléon tente de relancer la natalité et prône les vertus de la famille lors de fêtes. En 1918, Lyon célèbre la Journée des Mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leur fils ou leur mari à la Guerre. C’est en 1929 que le gouvernement officialise cette journée. En 1941, elle est inscrite au calendrier. Et c’est en 1950 que la loi n°50-577 fixe la date de la Fête des Mères au dernier dimanche de mai.

Pour un cadeau de fêtes des mères original, offrez-leur une petite parcelle de vignes dans un domaine viticole. Le vin n’est plus réservé aux hommes : les femmes et le vin font de plus en plus bon ménage.

D’ailleurs Mes Vignes vous fait une fleur : 25€ de remise sur toutes les formules Découverte… votre maman appréciera… et votre papa aussi !

Et n’oubliez pas de vérifier la date de la fête des mères cette année !

Les femmes et le vin

12 mai 2008 par Emmanuelle Garralon · Commenter 

Le saviez-vous ? La femme a été tenue à l’écart de la vigne et du vin pendant des siècles. La Bible (Livre des Juges, chapitre 13) est sans doute à l’origine de ce tabou historique : « L’ange de l’Eternel répondit à Manoah: la femme s’abstiendra de tout ce que je lui ai dit. Elle ne mangera rien du produit de la vigne, et elle ne boira ni vin ni boisson enivrante, et elle ne mangera rien d’impur. » Les prêtresses de Babylone, qui vivaient sous le règne d’Hammurabi (1792-1750 av J.C.), étaient enterrées vivantes quand elles osaient boire de l’alcool !…

Ce tabou historique repose sur 3 grandes croyances de l’époque. La première repose sur l’incompatibilité du vin avec la fonction reproductrice de la femme… La seconde sur le fait que son sang menstruel impur risque de souiller le vin, ce pur et divin breuvage. La troisième associe le fait de boire à des femmes sans moralité (prostituées, femmes légères, concubines, femmes adultères, …).

C’est au cours du XXème siècle que les choses commencent à changer. Dans les années 20, puis dans les années 60, la cigarette, comme le vin, servent aux femmes à se positionner en égales de l’homme. Mais les préjugés persistent : on pense alors que certains vins sont réservés aux femmes : il s’agit en général de vins sucrés et flatteurs au palais.

Depuis le début des années 80, on assiste dans les pays occidentaux à une véritable révolution de la consommation du vin. C’est en effet la femme qui se charge des achats de vin dans les foyers. Et elle consomme du vin, en privilégiant une approche vin-plaisir.

Cette évolution est remarquable également dans les métiers du vin. Depuis plusieurs années, de plus en plus de femmes travaillent dans cet univers : elles sont Å“nologues, maîtres de chais, propriétaires de domaines, sommelières ou journalistes spécialisées… à l’instar de Sandrine Garbay (maître de chai au Château d’Yquem), Laurence Jobard (première femme Å“nologue de Bourgogne, travaillant pour la maison Joseph Drouhin), Paz Espejo (oenologue de la maison Cordier), Béatrice Cointreau (PDG des Champagnes Gosset et DG des Cognacs Frapin), Philippine de Rothschild (actionnaire majoritaire de la société Baron Philippe de Rothschild qui dispose de plusieurs grands crus du Médoc), Anne-Françoise Gros (propriétaire du domaine Gros à Pommard), Brigitte Leloup (présidente et fondatrice de l’Association des Sommeliers d’Europe), Giovanna Rapali (meilleure jeune sommelière de France 2001, meilleure jeune sommelière du Languedoc-Roussillon, Isabelle Forêt (rédactrice en chef de www.winewomanworld.com et auteur du premier ouvrage consacré aux femmes et au vin « Elles et Bacchus » au début des années 80, du « Guide du vin au féminin » et de « Fémivin 2004 : des vins pour les femmes »), …

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