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Accueil / Archive: juin 2008
Bonjour,
Nous avons, mon épouse, mon fils et moi, participé à la “découverte du domaine Roussely” (nous y étions déjà allés en février en touriste) et voulions vous faire part de notre grande satisfaction de cet accompagnement dont nous avons bénéficié.
Que des PRO et…………… sympa avec ça : un accueil de grande classe, malgré notre heure de retard, et des propos de qualité. Une expertise comme on aime en avoir avec des gens qui ne font pas le même métier que nous! (l’inspection de l’éducation antionale);
merci à tous ces acteurs de notre part.
Sans démagogie!
JP HELION - Web-vigneron au Domaine du clos Roussely - Millésime 2008
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Le Languedoc-Roussillon, c’est une région à la situation géographique privilégiée, bordée par l’Espagne, l’Andorre et la mer méditerranée.
Le vignoble du Languedoc-Roussillon est le plus vaste du monde, mais aussi le plus ancien. Il s’est développé autour de 2 villes: Béziers et Narbonne.
C’est dans les Aspres, au sud de Perpignan, au pied du Canigou, à Banyuls Dels Aspres que se trouve le Domaine Montana. Créé au 19eme siècle, ce domaine viticole traditionnel de 24 hectares a été entièrement restructuré il y a 12 ans. On y pratique la culture raisonnée, utilisant peu de pesticides et laissant la place aux méthodes traditionnelles, comme le labour. La vinification et l’élevage ont lieu, sur place, dans le respect de la tradition du vin. Lire la suite »

L’effeuillage est une pratique qui est susceptible de modifier la qualité de la vendange.
On peut commencer à le pratiquer dès le mois de juillet, sous certaines conditions, bien qu’il soit plus usuel de le faire aux alentours de la maturation.
Cette opération consiste à supprimer les feuilles au niveau des grappes, pour :
- augmenter la température, l’ensoleillement et l’aération au niveau des grappes,
- améliorer la coloration et la maturation des baies,
- réduire la pourriture grise, ou tout au moins favoriser l’accès des grappes aux traitements tardifs,
- réduire le temps de vendange manuelle,
- diminuer la présence de méthoxypyrazine dans les baies, molécule aromatique responsable de goûts herbacés désagréables (poivron vert, petit pois).
L’effeuillage se pratique au niveau des grappes sur la face du rang exposée au soleil levant, soit dès la véraison, soit juste avant les vendanges.
Ses effets bénéfiques ne sont atteints que s’il concerne les feuilles âgées à faible activité photosynthétique. Réalisé trop tôt ou trop sévèrement, il diminue la surface foliaire en pleine activité en provoquant une baisse de qualité et de rendement.
C’est une opération exigeante en main d’œuvre (en moyenne 50 heures de travail par hectare). Il existe cependant des effeuilleuses pneumatiques ou même thermiques pour une intervention rapide juste avant les vendanges.

Pour conserver un vin, l’idéal est d’avoir une cave, qui doit répondre à différents critères. Elle doit être en effet :
- orientée au nord ou à l’est
- aérée (bouche d’aération au nord ou à l’est et ventilation par la porte par exemple),
- suffisamment humide : hygrométrie de 75 à 80%,
- fraîche : température comprise entre 10 et 15°C,
- obscure,
- exempte d’odeurs fortes (fromages, légumes, mazout, etc.),
- silencieuse.
Une température de 12° toute l’année est considérée comme idéale. Si la température de votre cave est constamment supérieure à 20°, je vous conseille de la climatiser. Par contre, une seule variation annuelle de 10° (8 à 10° en hiver et 18 à 20° au coeur de l’été) ne met pas vos vins en danger, que ce soit ceux que vous consommerez dans quelques mois, comme ceux que vous conserverez une dizaine d’années.
Sachez également que 36 ou 48 bouteilles ne dépériront pas si vous les stockez dans l’endroit le plus frais de votre appartement pendant plusieurs mois.
En deçà de 70% d’humidité dans l’air, vos bouchons risquent de sécher et de durcir, rendant l’étanchéité de vos bouteilles imparfaite. Petit à petit votre bouteille se videra et le vin s’oxydera dans le même temps. Un récipient d’eau peut suffire à élever une hygrométrie légèrement trop basse. Si le sol de votre cave est en terre, recouvert de sable ou de gravier, arrosez-le dès que l’hygromètre descend au-dessous de 70%.
Conservez vos bouteilles couchées, le contact du vin avec le bouchon préserve en effet son élasticité pendant de longues années (20 à 25 ans pour un très bon bouchon).
Pratiquez une aération si la cave n’en possède pas et bien sûr si cela est possible. Sinon, vous pouvez utiliser des sacs de cristaux absorbants qui réduisent l’humidité et les mauvaises odeurs. Cette solution, assez efficace, reste onéreuse à la longue.
Toutefois, une légère moisissure sur vos bouchons n’est pas dramatique bien au contraire. Seules vos étiquettes en souffriront peut-être. Vous protègerez les plus belles avec un film étirable transparent ou de la laque à peinture.

L’épamprage consiste à supprimer les rameaux inutiles poussant sur le tronc (gourmands).
Cette opération a pour but :
- d’éliminer les organes végétatifs non fructifères,
- de réduire les risques de contaminations primaires de mildiou,
- de limiter les risques de phytotoxicité des désherbants,
- de préparer les opérations de taille d’hiver.
On effectue traditionnellement l’épamprage à la main, entre le débourrement et la floraison, en un ou deux passages sur les rameaux verts faciles à détacher. Si on le fait trop tôt, il faut repasser pour enlever les repousses tardives, et si on le fait trop tard, le travail est plus difficile et plus long.
L’épamprage peut également être réalisé de façon mécanique, à l’aide de brosses rotatives à lanières balayant la base du cep de vigne, mais le résultat n’est pas aussi satisfaisant.
Enfin, la méthode chimique utilise l’effet défanant de certains produits employés habituellement comme désherbants, mais leur application doit être exclusivement réservée à la période où les rameaux atteignent seulement 30 à 40 cm de long.
Le levage consiste à ramener les rameaux en hauteur au cours de leur croissance, et à les fixer sur le système de palissage.
Nous savons déjà que le palissage est constitué de piquets et fils de fers, généralement doubles fils mobiles : il s’agit de deux fils parallèles fixés aux piquets des extrémités et pouvant être abaissés ou relevés en les posant sur des crochets installés sur les piquets intermédiaires, servant également à les maintenir rapprochés.
Abaissé au débourrement ou dès avant la taille, le double fil sera ainsi relevé en même temps que les pampres lorsqu’elles auront atteint une longueur de 50 cm environ.
Les vrilles pourront alors s’accrocher et les rameaux poursuivre leur croissance de manière verticale. Quelques semaines plus tard les rognages (ou écimages) pourront commencer sans que l’on ait à craindre de casse. Les futures grappes seront également plus directement accessibles aux produits de traitement.
Ce levage doit être réalisé avec grande précaution afin de ne pas briser les jeunes et tendres pousses. C’est un travail long et onéreux, exclusivement manuel, qui représente de 20 à 40 heures de travail par hectare. C’est l’une des opérations dites « en vert » qui ne soit pas encore mécanisée.
A l’instar du Québec et de quelques autres pays, la Norvège est un monopole. C’est-à -dire que l’importation et la distribution des vins sont contrôlées par un organisme et des magasins d’Etat. L’année dernière, nous avons remporté une dégustation d’extra-bruts, et depuis, nous sommes référencés par le Monopole. Les volumes sont énormes ! Plus globalement, les champagnes les plus bus en Norvège sont des champagnes de vignerons ( !), car les grandes marques ne peuvent développer leurs forces de vente et réseaux de distribution classiques, et la publicité sur l’alcool est interdite. Les magazines reprennent les commentaires de dégustation du Monopole… où nous sommes bien placés !
Angleterre et Italie
Notre deuxième marché export est l’Angleterre. Ce sont des volumes importants, mais sur notre référence d’entrée de gamme, et nous avons du mal à y faire du travail d’image. En ce moment, toute la profession champenoise regarde avec inquiétude Outre-Manche : la crise américaine a affecté l’économie britannique, le marché immobilier est en berne, la livre sterling s’affaiblit par rapport à l’euro.
La troisième destination est l’Italie, pays pourtant grand producteur lui-même de vins à fines bulles. Mais les Italiens ont la culture des marques et du paraître… et « le champagne est au vin ce que la haute-couture est à la mode ». De plus, les italiens sont des gastronomes, et nous sommes présents essentiellement dans la gastronomie, sur les cartes de très bons restaurants dans toute l’Italie. C’est le pays où nous vendons le plus de non-dosés, millésimés et autres cuvées haut de gamme.
Le solde est réparti sur 4-5 autres pays, et nous sommes très actifs pour essayer de développer de nouveaux marchés. Une journaliste du International Herald Tribune est venue sur la propriété et nous attendons avec impatience la publication de son reportage. Nous avons répondu à un appel d’offre pour une compagnie aérienne chinoise. Et puis – c’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps – nous allons essayer de développer de A à Z une cuvée spécifique très haut de gamme pour le marché russe. Avec Arnaud Lallemand, restaurateur étoilé Michelin de la région, nous faisons des essais de dosage sur notre millésimé 2002. Objectif : trouver le mariage idéal… pour du caviar !
Saveurs Nomades
… Plus atypique que les visites de domaines, l’initiative de l’entreprise MesVignes propose des stages viticoles pratiques ou la prise en charge d’une parcelle durant le temps d’ un millésime . Par Internet,le client se transforme en web-vigneron, et participe à distance à l’élaboration de son vin . Il est informé en détail de l’avancement et reçoit sa cuvée spéciale à l’ issue du millésime …
Le Nouvel Economiste - 12 juin 2008

Il était une fois la conservation…
Les barriques étant une invention gauloise, au temps de César, on utilise des amphores d’environ 25 litres pour transporter le vin… mais on ne sait pas le conserver. Pour le faire voyager, on y ajoute donc des résines, du miel, des goudrons… En Grèce, de nos jours, de tels procédés sont encore utilisés, et ils ne sont guère convaincants (par ex. Retsina …).
AU 13ème siècle, on ne sait toujours pas conserver le vin : ni soutirage, ni ouillage. Ce qui explique que le vin nouveau est de bien meilleure qualité que le vieux (qui n’avait pas plus de 6 mois !)… et qu’il est bien plus cher ! L’idéal est de le vendre entre les vendanges et la Saint Martin (11 novembre).
Le 14ème siècle voit s’améliorer la vinification : on pratique les soutirages, les coupages, l’ouillage. On arrive à conserver les meilleurs vins jusqu’aux vendanges nouvelles, mais beaucoup, non consommés en mai, ne sont plus buvables et doivent être jetés à la rivière sous contrôle d’experts paritaires.
Au début du 16ème siècle, on commence à vouloir faire des vins de qualité, mais on ne sait pas encore le conserver : un tonneau de vin vieux (un an) vaut 6 livres, alors qu’un tonneau de vin nouveau en vaut 50 !
Il faut arriver au 18ème siècle pour voir naître les grands crus de haute réputation : Graves de Bordeaux, Graves du Médoc, les côtes. Les noms de châteaux apparaissent. On sait maintenant vinifier : on tire au fin au moins deux fois par an, on ouille tous les huit jours, on fouette, on commence timidement à mettre en bouteilles et on arrive à le conserver de quatre à six ans.
A suivre… des conseils pour conserver votre vin.
Peu d’activité apparente en ce moment dans les caves Janisson-Baradon. Tout se passe en fait dans les bouteilles, à différents stades d’élaboration. L’occasion de refaire un point sur le parcours suivi et comprendre le calendrier spécifique du champagne.
« Flash-back ».
Les raisins de champagne, récoltés en septembre d’une année n, sont vinifiés et donnent un vin blanc « classique ». Il est assemblé, en février-mars de l’année n+1, avec d’autres vins. La réalisation de cette cuvée est le véritable « acte de naissance » du champagne. Elle associe plusieurs cépages, plusieurs terroirs, plusieurs millésimes pour obtenir, selon la terminologie officielle « un résultat supérieur à la somme des qualités de chaque vin ». De plus, la cuvée signe le style de chacune des maisons de champagne et permet de le reproduire d’une année sur l’autre.
Cette cuvée subit ensuite une deuxième fermentation (prise de mousse) de plusieurs semaines, en bouteilles, où elle développera son effervescence. Après cette étape, le champagne n’est pas prêt, loin s’en faut ! Il entame alors un lent processus de maturation où vont se développer les arômes tertiaires qui feront la complexité et la finesse de son bouquet. Ce séjour est au minimum de 15 mois, mais peut durer beaucoup plus longtemps pour certains champagnes d’exception.
Au plus tôt en mai n+2, le champagne est donc prêt à être dégorgé. Par ce processus, le vigneron enlève les résidus de la deuxième fermentation, refait le niveau, dose, et bouche la bouteille avec son bouchon final. Il peut alors théoriquement être commercialisé.
Un long repos…
Mais des maisons comme le domaine Janisson-Baradon laissent encore les bouteilles reposer presque 6 mois pour se remettre de cette manipulation traumatisante. En résumé, les raisins vendangés l’automne n arrivent en marché fin d’année n+2… transformées en un précieux nectar ! C’est là toute l’équation du champagne.
Test !
Voyons à présent si vous avez bien suivi ! Vous avez vendangé les raisins d’automne 2007. Ils entrent dans les bouteilles qui seront vendues… fin 2009 ! C’est pourquoi nous avons décidé à MesVignes de « remonter d’un millésime » pour que les bouteilles soient à votre disposition dès l’année suivante. Vos bouteilles seront donc issues majoritairement de raisin 2006. Ceci, car nous savons que la famille Janisson travaille chaque année avec la même rigueur et que leurs vins ont un style et une typicité propres, bien marqués, et constants d’une année sur l’autre.

Quelques semaines plus tard, il sera facile de constater que le nombre de fruits mûrs est toujours notablement inférieur au nombre de fleurs qui se sont différenciées. En fait, un certain nombre de fleurs fécondées aura évolué en fruits (on dit que les fleurs « nouent »), tandis qu’un certain nombre de fleurs non pollinisées tombent (on dit qu’elles « coulent »).
Quand les fleurs fécondées n’évoluent pas en fruits…
Le terme de « coulure » correspond aussi bien à la chute des fleurs et des ovaires qu’à la chute de baies issues de fleurs fécondées. C’est en fait un phénomène accidentel, différent de la chute normale et habituelle de certaines fleurs. Cette altération de la floraison peut entraîner une diminution considérable du potentiel de production. Dans les 10 à 12 jours suivant la floraison, on observe qu’un certain nombre de jeunes baies ne grossit pas, et tombe. L’intensité de la coulure dépend principalement du cépage et des conditions climatiques (par exemple, le merlot est très sensible à la coulure). Certains facteurs culturaux peuvent également influencer le taux de coulure : un mauvais palissage, un excès de vigueur, un rognage trop tôt ou trop tard, un labour pendant la floraison.
Le taux de nouaison est un indicateur de la tenue des baies
Il correspond au nombre de baies restant sur la grappe par rapport au nombre de fleurs de l’inflorescence. Ce taux de nouaison, qui reste toujours relativement faible même en l’absence de coulure, est inversement proportionnel au nombre de fleurs par inflorescence.
Il arrive que sur une même grappe, certaines baies restent petites (mais sans tomber toutefois) tandis que d’autres se développent normalement : c’est le « millerandage ». Cette absence de fécondation peut être due à une température insuffisante, des pluies, ou un porte-greffe trop vigoureux. La grappe prendra alors une allure irrégulière, et la maturation sera hétérogène. A la récolte, on aura à la fois des baies très mûres et d’autres très acides. Cela se révèlera très gênant pour l’équilibre du futur moût, et il faudra en tenir compte lors des travaux de vendange « en vert », où l’occasion sera donnée d’éliminer les grappes trop en retard.
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