Top

Quand l’oenologie mène à l’olfactothérapie

22 mars 2010 par · Lire le Commentaire 

Sandrine Destangs est oenologue. Nos web-vignerons la connaissent bien car elle intervient notamment dans plusieurs stages organisés pour eux dans certains domaines partenaires de Mes Vignes. Et vous avez sans doute eu l’occasion de lire certains de ses articles sur ce blog sous le nom de Camby.

Elle a fêté cette année ses 22 ans de vinification. Elle a en effet réalisé sa première vinification en 1988 au château Guiraud, à Sauternes. Elle a ensuite été oenologue consultante dans les laboratoires de la Chambre d’Agriculture de la Gironde, puis oenologue dans un négoce de vins à Bordeaux et oenologue – maître de chai au Château l’Enclos. Depuis quelques mois, après avoir suivi, en parallèle de son activité, une formation de praticienne de la relation d’aide agréée par le Groupe d’Etude Carl Rogers, elle met son savoir-faire et son parcours au service des particuliers.

Lire la suite »

Paroles de Jean Clavel. Quelle est la place du vin dans la société du 21° siècle (2/2) ?

16 mars 2010 par · Commenter 

(Suite de l’article)

C’est une grande chance pour la France qui est considérée et reste la référence mondiale dans ce domaine, elle possède plusieurs produits leaders, le Champagne, les grands crus Bordelais, un peu plus élitistes les grands Bourgognes ; les vins d’Alsace, un peu plus coquins les Beaujolais, un peu plus populaires (avec des exceptions notables), les vins du sud, Provence, Rhône, Languedoc Roussillon ou le Val de Loire.

L’Europe est, et restera, dans le cadre des échanges mondiaux, en particulier touristiques, le modèle, la référence, du savoir vivre et de la gastronomie dans lesquels le vin joue un rôle déterminant. La vigne habille les paysages accueillants. Le patrimoine monumental, qui y est associé, est un attrait public important. Le « French Paradox » a fait le tour du monde, même si les français l’ignorent en général.
Nous vivons une époque de mutation intense de la société post-moderne, fondée sur la consommation de masse de tous produits, présentés par le système de Grande Distribution (GD) dont la France est un champion mondial. Cette forme de commerce de masse conforte et facilite la mondialisation, elle provoque la croissance de marques mondiales et les délocalisations vers les pays à bas coût de production.. En ce qui concerne les vins, la GD est en contradiction avec sa logique, et gère difficilement la diversité des vins européens. Elle est plus près des méthodes de production et de mise en marché des vins de l’hémisphère sud, quasi industrielles, que des terroirs français dont la complexité cadre mal avec la simplification en cours, des linéaires GD et la communication de ces entreprises qui mettent en avant des marques mondiales connues. L’antagonisme vins de terroir/vins de marques mondiales, déjà très présent actuellement, va s’accentuer rapidement dans les années futures. Jonathan Nossiter, qui s’est illustré dans le film Mondovino, décrit dans son livre « le Goût et le Pouvoir » tous les risques de la disparition des terroirs dans la conscience universelle.
Nous devons résister à cette uniformisation mondiale, consolider la vie de nos terroirs et de nos vignerons, de façon à transmettre aux générations futures cette richesse viticole millénaire.

Jean Clavel

Paroles de Jean Clavel. Quelle est la place du vin dans la société du 21° siècle (1/2) ?

10 mars 2010 par · Commenter 

Le vin n’est pas seulement une boisson alcoolisée, énergétique, euphorisante, il est un élément culturel important de notre civilisation, un moyen de convivialité, un lubrifiant social, un support de conversation, un lien avec un terroir, un paysage, un vigneron… il est le fruit de l’histoire, le complément indispensable de notre gastronomie occidentale, qui, du fait de la mondialisation, s’étend au monde entier, comme s’étend la découverte de goûts que nous considérons comme exotiques. Enfin, il fait partie des symboles religieux des religions monothéistes originaires du bassin méditerranéen, y compris l’Islam.

Un poète musulman du 7° siècle, Omar ibn al Farid, a en effet écrit un recueil de textes intitulé  »l’Eloge du Vin » :  »C’est une limpidité et ce n’est pas de l’eau, c’est une fluidité et ce n’est pas de l’air, ils ont dit : tu as péché en le buvant- Non- car je n’ai bu que ce dont j’eusse été coupable de me priver. Jamais il n’habite avec la tristesse. Il n’a pas vécu ici bas celui qui a vécu sans ivresse. Qu’il pleure sur lui même, celui qui a perdu sa vie sans en prendre sa part… »
L’homme a façonné la vigne depuis 5000 ans.

Elle humanise et structure les paysages, conditionne les attitudes, le comportement des vignerons. La vigne dont chacun des cépages est le résultat biologique de lentes mutations génétiques, a permis des mariages heureux entre des sols de différentes natures et des climats variés. Chaque cépage, aux raisins particuliers, développe des qualités aromatiques, gustatives spécifiques, adaptées aux mets composites de chaque lieu.
Caton l’Ancien (II°siècle av. J.C.) disait « Si l’on me demande quel est le bien le plus précieux de la terre, je répondrai: c’est la vigne ! »
Au 21° siècle, le développement mondial de la consommation des vins, est un succès indéniable.

Il s’appuie, en partie, sur le nom, la notoriété et l’image des vins français et européens, mais, d’autres voies sont ouvertes par les sociétés du nouveau monde viticole de l’hémisphère sud, moins agricoles et plus industrielles, adeptes du marketing orienté grande distribution, au dynamisme incontestable, qui simplifient la présentation, mettent en avant le cépage à l’origine du vin et la marque commerciale, centralisant les investissements commerciaux pour en multiplier les effets. Ces pays du nouveau monde viticole ne sont pas soumis aux pesanteurs des règles et des contrôles des « vieux » pays ! La croissance de la mise en marché des vins australiens en Europe a surpris nos négociants qui n’avaient pas mesuré la force du concept simplificateur. Mais l’Australie n’est pas seule, le Chili, l’Argentine, la Nouvelle Zélande, l’Afrique du Sud au vignoble ancien mais renouvelé, la Californie, affirment des positions mondiales.
Le marché intérieur français, qui reste bien présent, (c’est encore le premier marché mondial), peu accessible aux concurrents européens ou internationaux, attaqué par les défenseurs intransigeants de l’hygiénisme, et en diminution régulière, devrait être conforté par une nouvelle définition des produits et de la communication à destination des jeunes consommateurs, ce que certains pays ont réussi à faire.
La consommation des vins s’étend progressivement à de nombreux pays du monde, la seule résistance à cette expansion concerne les pays de l’Islam. Le marché et l’intérêt pour les vins, deviennent mondiaux.
Après l’Amérique, les USA venant de solder les ultimes restes de la prohibition, c’est au tour de l’Asie. Le Japon avait montré le chemin, la Chine et l’Inde y viennent aussi. Les pays du nord de l’Europe, la Grande Bretagne, réduisent progressivement leur consommation de bière au bénéfice du vin.

Suite de l’article la semaine prochaine.

Jean Clavel

Enfin du vin BIO !

4 mars 2010 par · Lire le Commentaire 

Aujourd’hui le vin bio n’existe pas (nous y reviendrons dans un article ce mois-ci), seuls les « vins issus de raisins produits par l’agriculture biologique » sont en effet autorisés par l’Union Européenne. Cependant, cette mention pour le moins alambiquée vit probablement ses dernières heures. En effet, si le calendrier est respecté, le millésime 2010 pourrait être le premier à produire des vins bios, puisque la commission européenne doit publier dans quelques jours au cours du printemps 2010, les règles de vinification biologique.

Lire la suite »

Ouillage, soutirage, collage

Ouillage, soutirage, collageL’élevage du vin demande une attention quotidienne, en ces mois d’hiver, les vignerons en charge de vos cuvées surveillent leur évolution et pratiquent l’ouillage quand il est nécessaire.

L’ouillage (photo) est une action de remplissage périodique visant à maintenir toujours maximal le niveau des fûts de vin en cave. Cela permet d’éviter l’oxydation du vin lors de son élevage. L’infiltration du vin dans le bois et l’évaporation qui se produit à travers ce contenant poreux créent en effet une poche d’air au sommet du fût. Le volume du vin diminue aussi sous l’effet du froid. Si l’ouillage n’était pas réalisé, le vin au contact de l’air serait exposé à la piqûre acétique et tournerait au vinaigre. Lire la suite »

L’or, l’argent et le bronze pour le Domaine Bunan

3 mars 2010 par · Commenter 

Le Domaine Bunan vient d’obtenir cinq médailles au Concours Général Agricole de Paris 2010 :

Médailles d’Or pour la Cuvée Charriage en rouge millésime 2007 et pour le Mas de la Rouvière Rosé 2009.

Médailles d’Argent pour le Château la Rouvière rosé 2009 et le Moulin des Costes rosé 2009.

Médaille de Bronze pour le Château la Rouvière rouge 2007.

Paroles de Jean Clavel. Saporta et la « révolution » internet dans l’univers viticole.

3 mars 2010 par · Commenter 

En 1985, nous avons développé Saporta sur le même concept que l’Hôtel des vins, ajoutant une série de fonctions dont nous sentions la nécessité, proximité de l’autoroute et de la mer, parking important et gratuit, salle de dégustation moderne, Grande salle pour les groupes, restaurant de qualité dans une ambiance historique.

Pendant cette période, j’ai beaucoup écrit. Un ouvrage édité chez Privat à Toulouse, « Histoire et avenir des vins du Languedoc » illustré par Robert Baillaud notre communiquant, a eu un certain succès. Il était le premier ouvrage sur ce thème en Languedoc et a induit des changements de comportement chez les partenaires de la production et de la mise en marché, en leur fournissant un argumentaire construit sur des bases culturelles et techniques. Puis, j’ai produit des ouvrages avec des objectifs précis comme « Réussir, Les Trompettes de la renommée, le triomphe de la Qualité ». Mon dernier ouvrage, paru chez « Féret » à Bordeaux en 2008, « La mondialisation des Vins » est plus général et concerne la production et la consommation mondiale des vins ainsi que les règles en particulier de l’OMC (organisation mondiale du commerce) qui les régissent.
Je suis membre de la Chambre d’agriculture de Hérault, secrétaire de l’Honneur des Vins, et membre actif de la Fondation et du prix littéraire Louis Malassis.
Le vin ne pouvait échapper à la « révolution » internet

J’ai utilisé la révolution informatique, dès qu’elle s’est manifestée, et eu les micro ordinateurs de première génération. J’avais la conviction que la nouvelle technologie allait transformer à terme le commerce, les rapports sociaux, les méthodes de travail, sans mesurer à cette époque tous les développements actuels, en particulier Internet. L’influence d’IBM à Montpellier, très importante, par son usine de production (plus de 2 000 ingénieurs et techniciens fréquentaient notre Hôtel des vins), était centrée sur les grands et puissants systèmes internationaux des banques et sociétés d’assurance. La firme a totalement raté la micro informatique et son développement tous secteurs. Un laboratoire d’IBM avait établi les plans du premier PC, son système d’exploitation (DOS),mais la firme n’y voyait aucun intérêt et a confié à une jeune ingénieur, Bill Gates, le soin de développer ces PC. Microsoft et INTEL sont nés de cette erreur stratégique d’IBM et ont largement dépassé, en tous domaines, la firme d’origine. Windows est l’OS (système d’organisation) mondialement généralisé des micro-ordinateurs, accompagné des offices de bureautique.
La France a souhaité faire cavalier seul dans ces développements informatiques, a investi beaucoup de moyens dans un plan national, dont l’échec a été presque total : seul en est sorti le Minitel, excellent terminal d’un système géré par les Télécoms, mais bloqué à nos frontières, et qui n’a survécu, économiquement, que grâce aux messageries roses.
J’ai rapidement compris que le développement Internet allait donner à la micro informatique des moyens extraordinaires et transformer, par sa quasi gratuité, par ses facilités de relations internationales, la communication, le commerce, les échanges internationaux, en réalité la mondialisation des économies nationales. Le vin ne pouvait échapper à cette révolution.

J’aurai très bientôt le plaisir de vous retrouver pour un nouvel article : la place du vin dans notre siècle.

Jean Clavel

Bottom