Faucheurs d’avenir ?
31 août 2010 par Redaction · Lire les 2 commentaires
Au cours du mois d’août, des faucheurs volontaires d’OGM, ont pénétré une parcelle expérimentale plantée de vignes génétiquement modifiées à l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Colmar, pour y détruire les plants cultivés. Cette actualité a relancé le débat autour des organismes génétiquement modifiés, de la nécessité de mener des expérimentations grandeur nature en plein champ, et de l’acceptabilité de ces produits pour les consommateurs.
Au milieu de la mêlée, il est difficile d’avoir un avis clairement tranché, objectif, et apaisé sur le sujet, tant il est complexe et passionné. Au sein même de l’équipe MesVignes.com les échanges sont parfois vifs entre certains viticulteurs foncièrement opposés aux OGM, et d’autres techniciens laissant au moins la place à l’expérimentation. Essayons donc au travers de ce fait divers, de comprendre les enjeux concernant le monde du vin, et d’exprimer différents avis pour nous forger notre propre opinion. Lire la suite »
Souvenir d’un après-midi enrichissant
Merci pour ces photos en souvenir d’un après-midi enrichissant, agréable, organisé avec un accueil chaleureux.
La dégustation demeure un moment de partage apprécié,et il me reste à patienter pour savourer mon Millésime.
Pensées vigneronnes.
Elisabeth Radondy – web-vigneronne au Domaine Clavel
De la vinification à la conservation des vins… histoire et conseils
13 août 2010 par Redaction · Lire le Commentaire
Il était une fois la conservation…
Les barriques étant une invention gauloise, au temps de César, on utilisait des amphores d’environ 25 litres pour transporter le vin… mais on ne savait pas le conserver. Pour le faire voyager, on y ajoutait donc des résines, du miel, des goudrons… En Grèce, de nos jours, de tels procédés sont encore utilisés, et ils ne sont guère convaincants (par ex, le Retsina …).
Au 13ème siècle, on ne sait toujours pas conserver le vin : ni soutirage, ni ouillage. Ce qui explique que le vin nouveau était de bien meilleure qualité que le vieux (qui n’avait pas plus de 6 mois !)… et qu’il était bien plus cher ! L’idéal était alors de le vendre entre les vendanges et la Saint Martin (11 novembre).
Le 14ème siècle voit s’améliorer la vinification : on pratique les soutirages, les coupages, l’ouillage. On arrivait à conserver les meilleurs vins jusqu’aux vendanges nouvelles, mais beaucoup, non consommés en mai, n’étaient plus buvables et devaient être jetés à la rivière sous contrôle d’experts paritaires.
Au début du 16ème siècle, on commence à vouloir faire des vins de qualité, mais on ne sait pas encore le conserver : un tonneau de vin vieux (un an) valait 6 livres, alors qu’un tonneau de vin nouveau en valait 50 !
Il faut arriver au 18ème siècle pour voir naître les grands crus de haute réputation : Graves de Bordeaux, Graves du Médoc, les côtes. Les noms de châteaux apparaissent. On sait maintenant vinifier : on tire au fin au moins deux fois par an, on ouille tous les huit jours, on fouette, on commence timidement à mettre en bouteilles et on arrive à le conserver de quatre à six ans.
A suivre… des conseils pour conserver votre vin.

