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Paroles de Jean Clavel. Quelle est la place du vin dans la société du 21° siècle (1/2) ?

10 mars 2010 par Sophie Surrullo · Commenter 

Le vin n’est pas seulement une boisson alcoolisée, énergétique, euphorisante, il est un élément culturel important de notre civilisation, un moyen de convivialité, un lubrifiant social, un support de conversation, un lien avec un terroir, un paysage, un vigneron… il est le fruit de l’histoire, le complément indispensable de notre gastronomie occidentale, qui, du fait de la mondialisation, s’étend au monde entier, comme s’étend la découverte de goûts que nous considérons comme exotiques. Enfin, il fait partie des symboles religieux des religions monothéistes originaires du bassin méditerranéen, y compris l’Islam.

Un poète musulman du 7° siècle, Omar ibn al Farid, a en effet écrit un recueil de textes intitulé ”l’Eloge du Vin” : ”C’est une limpidité et ce n’est pas de l’eau, c’est une fluidité et ce n’est pas de l’air, ils ont dit : tu as péché en le buvant- Non- car je n’ai bu que ce dont j’eusse été coupable de me priver. Jamais il n’habite avec la tristesse. Il n’a pas vécu ici bas celui qui a vécu sans ivresse. Qu’il pleure sur lui même, celui qui a perdu sa vie sans en prendre sa part…”
L’homme a façonné la vigne depuis 5000 ans.

Elle humanise et structure les paysages, conditionne les attitudes, le comportement des vignerons. La vigne dont chacun des cépages est le résultat biologique de lentes mutations génétiques, a permis des mariages heureux entre des sols de différentes natures et des climats variés. Chaque cépage, aux raisins particuliers, développe des qualités aromatiques, gustatives spécifiques, adaptées aux mets composites de chaque lieu.
Caton l’Ancien (II°siècle av. J.C.) disait “Si l’on me demande quel est le bien le plus précieux de la terre, je répondrai: c’est la vigne !”
Au 21° siècle, le développement mondial de la consommation des vins, est un succès indéniable.

Il s’appuie, en partie, sur le nom, la notoriété et l’image des vins français et européens, mais, d’autres voies sont ouvertes par les sociétés du nouveau monde viticole de l’hémisphère sud, moins agricoles et plus industrielles, adeptes du marketing orienté grande distribution, au dynamisme incontestable, qui simplifient la présentation, mettent en avant le cépage à l’origine du vin et la marque commerciale, centralisant les investissements commerciaux pour en multiplier les effets. Ces pays du nouveau monde viticole ne sont pas soumis aux pesanteurs des règles et des contrôles des “vieux” pays ! La croissance de la mise en marché des vins australiens en Europe a surpris nos négociants qui n’avaient pas mesuré la force du concept simplificateur. Mais l’Australie n’est pas seule, le Chili, l’Argentine, la Nouvelle Zélande, l’Afrique du Sud au vignoble ancien mais renouvelé, la Californie, affirment des positions mondiales.
Le marché intérieur français, qui reste bien présent, (c’est encore le premier marché mondial), peu accessible aux concurrents européens ou internationaux, attaqué par les défenseurs intransigeants de l’hygiénisme, et en diminution régulière, devrait être conforté par une nouvelle définition des produits et de la communication à destination des jeunes consommateurs, ce que certains pays ont réussi à faire.
La consommation des vins s’étend progressivement à de nombreux pays du monde, la seule résistance à cette expansion concerne les pays de l’Islam. Le marché et l’intérêt pour les vins, deviennent mondiaux.
Après l’Amérique, les USA venant de solder les ultimes restes de la prohibition, c’est au tour de l’Asie. Le Japon avait montré le chemin, la Chine et l’Inde y viennent aussi. Les pays du nord de l’Europe, la Grande Bretagne, réduisent progressivement leur consommation de bière au bénéfice du vin.

Suite de l’article la semaine prochaine.

Jean Clavel

Qu’est-ce qu’un vin labellisé bio ?

6 mars 2010 par Sophie Surrullo · Lire le Commentaire 

Le Bio est plus que jamais à la mode, la grande tendance dont tout le monde parle. La demande des consommateurs de produits plus sains et respectueux de leur environnement ne cesse d’augmenter. Malgré cela, et contrairement aux idées reçues, le vin bio n’existe pas encore…

Alors que signifie ce label que les vignerons peuvent apposer sur leurs bouteilles depuis 2005 ?

Bref rappel des méfaits de la lutte conventionnelle

La seconde moitié du XXème siècle a vu se développer à outrance les traitements chimiques pour combattre des maladies (oïdium, mildiou, botrytis) venues d’Amérique. On y a ensuite rajouté les engrais pour produire davantage … Sous prétexte d’une production toujours plus abondante et qualitative, de nombreux producteurs ont ainsi cédé au chant des sirènes de l’industrie phytopharmaceutique, en pratiquant des traitements systématiques et des désherbages sur la totalité de leurs surfaces. Sans aucune forme de raisonnement dans la lutte contre les maladies et parasite, ils renouvelaient les traitements dès que la date de couverture du précédent (donnée par le fabricant) était atteinte. Peu à peu, les résistances des champignons à certaines molécules sont apparues, Lire la suite »

Enfin du vin BIO !

4 mars 2010 par Sophie Surrullo · Lire le Commentaire 

Aujourd’hui le vin bio n’existe pas (nous y reviendrons dans un article ce mois-ci), seuls les « vins issus de raisins produits par l’agriculture biologique » sont en effet autorisés par l’Union Européenne. Cependant, cette mention pour le moins alambiquée vit probablement ses dernières heures. En effet, si le calendrier est respecté, le millésime 2010 pourrait être le premier à produire des vins bios, puisque la commission européenne doit publier dans quelques jours au cours du printemps 2010, les règles de vinification biologique.

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Ouillage, soutirage, collage

4 mars 2010 par Sophie Surrullo · Lire le Commentaire 

Ouillage, soutirage, collageL’élevage du vin demande une attention quotidienne, en ces mois d’hiver, les vignerons en charge de vos cuvées surveillent leur évolution et pratiquent l’ouillage quand il est nécessaire.

L’ouillage (photo) est une action de remplissage périodique visant à maintenir toujours maximal le niveau des fûts de vin en cave. Cela permet d’éviter l’oxydation du vin lors de son élevage. L’infiltration du vin dans le bois et l’évaporation qui se produit à travers ce contenant poreux créent en effet une poche d’air au sommet du fût. Le volume du vin diminue aussi sous l’effet du froid. Si l’ouillage n’était pas réalisé, le vin au contact de l’air serait exposé à la piqûre acétique et tournerait au vinaigre. Lire la suite »

L’or, l’argent et le bronze pour le Domaine Bunan

3 mars 2010 par Sophie Surrullo · Commenter 

Le Domaine Bunan vient d’obtenir cinq médailles au Concours Général Agricole de Paris 2010 :

Médailles d’Or pour la Cuvée Charriage en rouge millésime 2007 et pour le Mas de la Rouvière Rosé 2009.

Médailles d’Argent pour le Château la Rouvière rosé 2009 et le Moulin des Costes rosé 2009.

Médaille de Bronze pour le Château la Rouvière rouge 2007.

Paroles de Jean Clavel. Saporta et la « révolution » internet dans l’univers viticole.

3 mars 2010 par Sophie Surrullo · Commenter 

En 1985, nous avons développé Saporta sur le même concept que l’Hôtel des vins, ajoutant une série de fonctions dont nous sentions la nécessité, proximité de l’autoroute et de la mer, parking important et gratuit, salle de dégustation moderne, Grande salle pour les groupes, restaurant de qualité dans une ambiance historique.

Pendant cette période, j’ai beaucoup écrit. Un ouvrage édité chez Privat à Toulouse, « Histoire et avenir des vins du Languedoc » illustré par Robert Baillaud notre communiquant, a eu un certain succès. Il était le premier ouvrage sur ce thème en Languedoc et a induit des changements de comportement chez les partenaires de la production et de la mise en marché, en leur fournissant un argumentaire construit sur des bases culturelles et techniques. Puis, j’ai produit des ouvrages avec des objectifs précis comme « Réussir, Les Trompettes de la renommée, le triomphe de la Qualité ». Mon dernier ouvrage, paru chez « Féret » à Bordeaux en 2008, « La mondialisation des Vins » est plus général et concerne la production et la consommation mondiale des vins ainsi que les règles en particulier de l’OMC (organisation mondiale du commerce) qui les régissent.
Je suis membre de la Chambre d’agriculture de Hérault, secrétaire de l’Honneur des Vins, et membre actif de la Fondation et du prix littéraire Louis Malassis.
Le vin ne pouvait échapper à la « révolution » internet

J’ai utilisé la révolution informatique, dès qu’elle s’est manifestée, et eu les micro ordinateurs de première génération. J’avais la conviction que la nouvelle technologie allait transformer à terme le commerce, les rapports sociaux, les méthodes de travail, sans mesurer à cette époque tous les développements actuels, en particulier Internet. L’influence d’IBM à Montpellier, très importante, par son usine de production (plus de 2 000 ingénieurs et techniciens fréquentaient notre Hôtel des vins), était centrée sur les grands et puissants systèmes internationaux des banques et sociétés d’assurance. La firme a totalement raté la micro informatique et son développement tous secteurs. Un laboratoire d’IBM avait établi les plans du premier PC, son système d’exploitation (DOS),mais la firme n’y voyait aucun intérêt et a confié à une jeune ingénieur, Bill Gates, le soin de développer ces PC. Microsoft et INTEL sont nés de cette erreur stratégique d’IBM et ont largement dépassé, en tous domaines, la firme d’origine. Windows est l’OS (système d’organisation) mondialement généralisé des micro-ordinateurs, accompagné des offices de bureautique.
La France a souhaité faire cavalier seul dans ces développements informatiques, a investi beaucoup de moyens dans un plan national, dont l’échec a été presque total : seul en est sorti le Minitel, excellent terminal d’un système géré par les Télécoms, mais bloqué à nos frontières, et qui n’a survécu, économiquement, que grâce aux messageries roses.
J’ai rapidement compris que le développement Internet allait donner à la micro informatique des moyens extraordinaires et transformer, par sa quasi gratuité, par ses facilités de relations internationales, la communication, le commerce, les échanges internationaux, en réalité la mondialisation des économies nationales. Le vin ne pouvait échapper à cette révolution.

J’aurai très bientôt le plaisir de vous retrouver pour un nouvel article : la place du vin dans notre siècle.

Jean Clavel

Nouveau ! Entrez dans les coulisses du Château Fourcas Dupré

25 février 2010 par Sophie Surrullo · Commenter 

Point culminant du Médoc, l’appellation Listrac Médoc est abritée des vents dominants par la magnifique forêt de pins de Gascogne, offrant un microclimat favorable à une maturation lente et régulière des raisins.

Mes Vignes vous propose de plonger au cÅ“ur de cette terre de Grands Crus Classés, d’histoire, de modernité, bâtie par des hommes et des femmes qui continuent à y faire vivre la grande tradition du vin. Et vous invite à découvrir l’un d’entre eux : Patrice Pages, grâce à votre parcours inédit et privilégié dans les coulisses de son domaine.

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Paroles de Jean Clavel. De l’ADASEAH à L’Hôtel des Vins

23 février 2010 par Sophie Surrullo · Commenter 

En 1964, des évènements imprévus m’ont obligé à changer d’orientation, tout en conservant l’exploitation viticole jusqu’à la fin du bail (1969). La politique agricole européenne se mettant en place, je m’engageais alors dans l’application régionale du FASASA (fonds d’action sociale pour l’aménagement des structures agricoles) , base d’une série de moyens destinés à faciliter la mutation moderniste de l’agriculture. C’est dans ce cadre que j’ai créé, en 1967, l‘ADASEAH (association départementale pour l’aménagement des structures agricoles de l’Hérault) conventionnée par le ministère de l’agriculture, dont je suis devenu directeur.
Vers la reconnaissance des AOC par l’INAO

Par la suite, en 1976, à la demande de Jean-Claude Bousquet, président régional des jeunes agriculteurs et membre de l’INAO, nous avons pris en charge le syndicat des Coteaux du Languedoc, embryonnaire dans le cadre VDQS, pour en faire la base d’une politique viticole régionale dont l’objectif était l’amélioration qualitative des vins, de leur image, et de la formation des viticulteurs. Il faut se rappeler, qu’à cette époque, la production viticole de la région était composée à 90% de vins, dits de table, destinés aux coupages industriels des vins de marques populaires de consommation quotidienne des populations laborieuses. Nous avons conduit la viticulture languedocienne à la reconnaissance des AOC par l’INAO en décembre 1985.
Dès le début de mon action dans cette direction, j’ai appliqué tous les concepts de la communication moderne, d’une façon pratique, au niveau de la production, conduisant les viticulteurs à une meilleure connaissance du marché national et international, et faisant connaître les meilleurs produits à la clientèle locale surtout montpelliéraine.

« L’Hôtel des vins »
Des voyages d’études étaient organisés chaque année et nous avons visité tous les vignobles européens et français, en tirant collectivement les enseignements techniques et commerciaux, développés ensuite par des réunions locales de travail. Nous avons créé un restaurant dans le centre de Montpellier « l’Hôtel des vins » qui fût le premier de la région à employer des sommeliers, dont mon fils Pierre faisait partie. Le responsable de la communication embauché par le syndicat fut le secrétaire général du club de la presse de la région et notre Hôtel des Vins devint la base arrière de la réception des journalistes nationaux et internationaux qui visitaient la ville et la région, nous permettant de leur faire découvrir nos meilleurs produits.
A suivre : Saporta et la « révolution » internet dans l’univers viticole.

Jean Clavel

Tu broies ou tu fumes ?

23 février 2010 par Sophie Surrullo · Lire le Commentaire 

Depuis de longues semaines, les vignerons s’activent dans leurs parcelles pour tailler les vignes. Une fois cette délicate opération achevée, le travail n’est pas fini, loin s’en faut ! Il faut ensuite « tirer les bois », c’est-à-dire extirper les rameaux des fils de fer porteurs, les regrouper, puis les broyer en les réintégrant au sol ou au contraire les évacuer et les brûler.
Autrefois, c’étaient les femmes qui tiraient les bois, les fagottaient, puis les ramenaient chez elles où ils servaient au chauffage et à la cuisine. Les bois étaient considérés comme la propriétée des ouvrières agricoles. Mais aujourd’hui, les femmes ont bien d’autres choses à faire (sic !), les maisons ne sont plus chauffées au bois, et les tracteurs ont remplacé les ouvriers agricoles !
Deux techniques s’offrent alors au vigneron.

La première, traditionnelle en Champagne et en Bourgogne, consiste à brûler les sarments au fur et à mesure de la taille. On utilise alors des « brûlots » ou « brouettes à feu », sortes de petites charettes qui suivent le chantier de taille. Pratique, assez rapide, cette technique a toutefois ses détracteurs, qui lui reprochent de brûler, donc de ne pas restituer la matière organique. On peut y ajouter un argument esthétique (tous ces feux allumés au petit matin dans le vignoble forment une vision féerique) et pratique : Lire la suite »

Le vin s’invite dans les arènes de Bayonne

22 février 2010 par Sophie Surrullo · Commenter 

Le 2ème Salon Viticole Vini Fiesta, organisé par le Club des Vins Ardantza, aura lieu dans le site emblématique des Arènes de Bayonne les 27 et 28 Février 2010.

Ce salon est l’occasion de venir découvrir une grande variété de vins des principales régions viticoles françaises et espagnoles, dans un cadre exceptionnel.

Pour cette édition, les exposants vous proposeront la dégustation et la vente de leurs produits dans l’enceinte des Arènes de Bayonne et plus précisément dans les coursives.
Les portes du salon seront ouvertes au grand public ainsi qu’aux professionnels.

Vous y découvrirez également des produits de la gastronomie locale, qui seront présentés en parfaite association dans un esprit ” mets - vins “.

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