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Avant Saint-Servais : point d’été…

13 avril 2011 par · Commenter 

VigneNous entrons dans l’une des périodes les plus délicates de l’année pour les viticulteurs. En effet, dans les régions les plus septentrionales, comme le Val de Loire, la Champagne, mais également certaines années beaucoup plus au Sud, les gelées de printemps peuvent anéantir dès les premiers jours de leur existence les bourgeons, qui porteront les fruits du millésime à venir.

S’il existe des moyens de lutte contre ces gelées comme des installations de chauffage, ou d’aspersion des vignes, qui suffisent à relever la température extérieure de quelques degrés (ce qui peut être déterminant) au niveau des bourgeons, elles sont très onéreuses, et ne sont employées que dans les vignobles à très forte valeur ajoutée.

Les vignerons vont donc faire le dos rond pendant presque un mois en attendant d’avoir passé les trois saints de glace, date à laquelle la sagesse populaire veut qu’il n’y ait plus de risques de gelées :

> le 11 mai, Saint-Mamert (Evêque de Vienne, en Dauphiné)
« Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace. »

> le 12 mai, Saint-Pancrace (Martyr à Rome)
« Saint Pancrace, Gervais et Boniface apportent souvent la glace »

> le 13 mai, Saint-Servais (Evêque de Tongres) ou Saint- Gervais
« Avant Saint-Servais : point d’été, après Saint-Servais : plus de gelée. »
« Quand il pleut à la Saint Servais, pour le blé, signe mauvais. »
« Saint-Gervais quand il est beau, tire Saint-Médard de l’eau. »

Le 25 mai, jour de la Sainte Sophie mais aussi de la Saint-Urbain (Pape au 17 ème siècle de 222 à 230), les vignerons estiment que tous les risques de gelée sont, en principe, définitivement derrière eux : »Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré. »
« Mamert, Pancrace, Servais sont les trois Saints de Glace, mais Saint Urbain les tient tous dans sa main. »

Ne soyez pas surpris de ne pas retrouver le nom de ces Saints sur notre calendrier… ils ont en effet été remplacés par Sainte-Estelle, Saint-Achille et Sainte-Rolande.

 

  

 

Eiswein, le vin qui venait du froid

16 février 2011 par · Commenter 

C’est une lapalissade de dire que les Eiswein sont originaires des pays froids, où la culture de la vigne atteint ses limites septentrionales, ou d’altitude. En tous les cas, ils ne peuvent être produits que dans des conditions très particulières, qu’on ne rencontre que sur quelques terroirs d’exception dans le monde. Ainsi, les vallées du Rhin et de la Moselle en Allemagne, mais également parfois en Alsace, l’Autriche, ou le Canada, sont les rares régions à pouvoir se prévaloir de ces produits d’exception. En fait, il est nécessaire de réunir plusieurs composantes rares, pour que des sols viticoles se transforment dans des situations d’exception, permettant certaines années la production d’Eiswein. Lire la suite »

Renaud Sounalet, un oenologue passion

13 février 2011 par · Lire les 15 commentaires 

Si vous êtes web-vigneron au Clos Roussely, vous avez déjà eu la chance de rencontrer Renaud, en chair et en os. Portrait.

Renaud, quelle est ta formation ?
J’ai une formation complète en BTS viticulture Å“nologie à Tours, j’ai ensuite obtenu le diplôme national d’Å“nologue de Bordeaux, complété par un DESS Å“nologie des vins de champagne à Reims.

Quel a été ton parcours ?
Après mes études à Reims, j’avais fait un stage chez Vranken, Lire la suite »

Amour et vin, l’ivresse en partage

11 février 2011 par · Commenter 

Le vin et l’amour ont, depuis toujours, entretenu des liens très étroits, une belle connivence que Philippe Brenot nous propose de découvrir ou de redécouvrir.

Du mariage de Dionysos et d’Aphrodite aux bacchanales orgiaques de la Rome antique, du sang de la vigne symbolique de la passion christique aux beuveries canailles de l’entre-deux-guerres, en passant par les transgressions sensuelles de l’Orient et l’élixir sulfureux des poètes libertins, cet ouvrage décline interdits et fantasmagories, frissons romantiques et sentiments platoniques.
Certains affirment que l’on boit comme l’on aime. Notre façon de déguster serait-elle révélatrice de notre capacité à aimer ? Le thème pourrait paraître léger, un rien désinvolte, mais il recèle des enseignements et des profondeurs que nous révèlent les apôtres du plaisir.

Le plaisir du texte s’accompagne ici de magnifiques reproductions de peintures. Et, pour ne rien enlever à notre plaisir, la qualité de la reproduction est parfaite. A consommer sans modération par les amoureux du vin… et les amoureux tout court… Un beau cadeau de Saint Valentin.

« Le vin et l’amour », Philippe Brenot, éditions Frénet

Mais pourquoi Valentin ?

10 février 2011 par · Commenter 

L’origine de cette fête reste un mystère, un peu comme l’amour qui l’a inspirée ! Le 14 février, c’est la Saint Valentin, comme chaque jour du calendrier catholique fête un saint. Alors pourquoi Valentin est-il associé aux amoureux ?

Il n’y a en effet pas de Valentin qui se soit distingué dans les diverses traditions religieuses par sa relation particulière avec le divin et qui ait quelque chose à voir avec les amoureux…

Dans la Rome antique, on fêtait, certes, le 15 février, les Lupercales, une célébration un brin paillarde du dieu de la fertilité, mais on ne peut affirmer que la Saint Valentin a été instaurée pour remplacer cette fête païenne, d’autant plus qu’elle n’était guère célébrée par l’église.

C’est en Angleterre, au Moyen Age, que sont apparus les premiers mots d’amour liés à l’occasion de la saint Valentin. Une tradition raconte que les oiseaux s’accouplaient à la mi-février… C’est la fin de l’hiver : les premières fleurs apparaissent avec les premiers gazouillis des oiseaux…
Mais c’est surtout au XVIIe siècle que Valentine devient populaire. William Shakespeare, dans Hamlet, fait ainsi chanter Orphelia :

« To-morrow is Saint Valentine’s day.
All in the morning betime,
And I a maid at your window,
To be your Valentine.
Then up he rose and donned his clo’es
And dupped the chamber door,
Let in the maid, that out a maid,
Never departed more. »

(traduction de Victor Hugo : « Bonjour ! c’est la Saint-Valentin.

Tous sont levés de grand matin.
Me voici, vierge, à votre fenêtre,
Pour être votre Valentine.
Alors, il se leva et mit ses habits,
Et ouvrit la porte de sa chambre ;
Et vierge elle y entra,
et puis jamais vierge elle n’en sortit. »

Depuis, on retrouve la Saint Valentin dans de nombreux pays : le « Dia dos namorados » au Portugal, le « Valentine’s Day » en Angleterre, la « San Valentino » en Italie,  le « Valentinesdag » au Danemark et en Norvège, ou encore le « Dia de San Valentin » en Espagne, …

Certains villages en France organisent, à cette occasion, des festivités dédiées aux amoureux : c’est le cas par exemple de Roquemaure ou de Saint Valentin.

Quelle que soit son origine, la Saint Valentin est toujours une occasion plus officielle de se rappeler notre flamme, d’échanger de jolis mots doux, de s’offrir des fleurs (de préférence des roses rouges), des cadeaux (autour du vin ou pas), de nouvelles expériences, un voyage, un dîner, …  et de porter un toast, avec un bon verre de vin ou une coupe de Champagne, à l’amour !

Cadeaux d’affaires : pour qui, pour quoi, comment…

9 novembre 2010 par · Commenter 

Bouteilles personnalisées à votre nomRemercier, fidéliser, motiver, …. Les fêtes de fin d’année sont une bonne occasion pour l’entreprise de se rappeler au bon souvenir de ses clients et de ses partenaires, voire de ses collaborateurs en leur envoyant un cadeau. Pourtant les cadeaux d’affaires ne sont pas l’apanage de la période de fin d’année. D’autres événements tels que la célébration d’un événement (fidélité, départ en retraite, meilleures performances, …) sont autant de circonstances propices.

Mais pourquoi offrir des cadeaux ? A qui ? Et comment les choisir ?

Découvrez ici les règles d’or du cadeau d’entreprise résumées par Stratégies, un des spécialistes de la communication, du marketing et des médias.

Et pour offrir de l’originalité et sortir des sentiers battus, pourquoi ne pas offrir un coffret Mes Vignes !

La vente aux enchères des Hospices de Beaune

8 novembre 2010 par · Lire le Commentaire 

Hospices de BeauneCréée en 1859, la vente des vins des Hospices de Beaune est le coeur d’une véritable fête « Rabelaisienne » en Bourgogne. Diverses manifestations la composent : exposition de tous les vins de Bourgogne et du matériel viti-vinicole, dégustations, dîner de gala dans le cadre du Bastion médiéval…

Cette vente aux enchères est la plus célèbre des manifestations bourguignonnes et représente la plus grande vente de charité au monde. C’est le 21 novembre 2010 qu’aura lieu la 150ème édition.

D’où vient cette tradition ? Elle provient du XVème siècle quand, pour venir en aide à leurs semblables, des hommes et des femmes lèguent leurs biens aux Hospices de Beaune, l’Hôtel-Dieu au temps de Nicolas Rolin, devenu aujourd’hui le Centre Hospitalier de Beaune qui est un établissement public de santé dont les règles de fonctionnement sont identiques à celles de tous les hôpitaux publics.

Comme d’autres établissements hospitaliers, il possède un domaine privé, mais celui-ci se caractérise par son très grand prestige : en effet il se compose non seulement de diverses propriétés urbaines et rurales, mais surtout de l’Hôtel-Dieu qu’il exploite aujourd’hui comme un musée, et d’un vignoble de très grande qualité. 

Les revenus tirés de cette vente aux enchères servent à l’entretien du patrimoine des Hospices, ainsi qu’à la modernisation des équipements et bâtiments hospitaliers.

Cette année, participez aux enchères et devenez acquéreur de l’une des cuvées des Hospices grâce à l’idée de Jean-David Camus et au soutien d’Albert Bichot ….découvrez comment !

Les secrets de la vinification (2ème partie)

30 octobre 2010 par · Lire le Commentaire 

Raisins

Suite des Secrets de la vinification (1ère partie).

La vinification des blancs

La particularité de la vinification en blanc est l’absence de macération. La vendange foulée est immédiatement pressée afin d’éviter tout contact prolongé entre le moût et les pellicules des raisins. C’est l’opération la plus délicate pour ce type de vin. Une fois récolté, les raisins blancs pressés doivent se retrouver dans la cuve le plus tôt possibe. Puis, ce moût clair séparé de toutes impuretés et parties solides, aidé par une décantation de quelques heures, va fermenter. Il faudra être vigilant à la température de fermentation, les mouts blanc supportant difficilement des températures supérieures à 20°C. Des températures trop élevées auraient pour effet « d’évaporer » les arômes qui font la qualités des vins blancs. L’alerte pour un vinificateur, c’est d’avoir une cave qui commence à sentir bon les agrumes et autres fruits : les arômes sont en train de s’échapper des cuves. Lire la suite »

Quand l’oenologie mène à l’olfactothérapie

22 mars 2010 par · Lire le Commentaire 

Sandrine Destangs est oenologue. Nos web-vignerons la connaissent bien car elle intervient notamment dans plusieurs stages organisés pour eux dans certains domaines partenaires de Mes Vignes. Et vous avez sans doute eu l’occasion de lire certains de ses articles sur ce blog sous le nom de Camby.

Elle a fêté cette année ses 22 ans de vinification. Elle a en effet réalisé sa première vinification en 1988 au château Guiraud, à Sauternes. Elle a ensuite été oenologue consultante dans les laboratoires de la Chambre d’Agriculture de la Gironde, puis oenologue dans un négoce de vins à Bordeaux et oenologue – maître de chai au Château l’Enclos. Depuis quelques mois, après avoir suivi, en parallèle de son activité, une formation de praticienne de la relation d’aide agréée par le Groupe d’Etude Carl Rogers, elle met son savoir-faire et son parcours au service des particuliers.

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Paroles de Jean Clavel. Quelle est la place du vin dans la société du 21° siècle (2/2) ?

16 mars 2010 par · Commenter 

(Suite de l’article)

C’est une grande chance pour la France qui est considérée et reste la référence mondiale dans ce domaine, elle possède plusieurs produits leaders, le Champagne, les grands crus Bordelais, un peu plus élitistes les grands Bourgognes ; les vins d’Alsace, un peu plus coquins les Beaujolais, un peu plus populaires (avec des exceptions notables), les vins du sud, Provence, Rhône, Languedoc Roussillon ou le Val de Loire.

L’Europe est, et restera, dans le cadre des échanges mondiaux, en particulier touristiques, le modèle, la référence, du savoir vivre et de la gastronomie dans lesquels le vin joue un rôle déterminant. La vigne habille les paysages accueillants. Le patrimoine monumental, qui y est associé, est un attrait public important. Le « French Paradox » a fait le tour du monde, même si les français l’ignorent en général.
Nous vivons une époque de mutation intense de la société post-moderne, fondée sur la consommation de masse de tous produits, présentés par le système de Grande Distribution (GD) dont la France est un champion mondial. Cette forme de commerce de masse conforte et facilite la mondialisation, elle provoque la croissance de marques mondiales et les délocalisations vers les pays à bas coût de production.. En ce qui concerne les vins, la GD est en contradiction avec sa logique, et gère difficilement la diversité des vins européens. Elle est plus près des méthodes de production et de mise en marché des vins de l’hémisphère sud, quasi industrielles, que des terroirs français dont la complexité cadre mal avec la simplification en cours, des linéaires GD et la communication de ces entreprises qui mettent en avant des marques mondiales connues. L’antagonisme vins de terroir/vins de marques mondiales, déjà très présent actuellement, va s’accentuer rapidement dans les années futures. Jonathan Nossiter, qui s’est illustré dans le film Mondovino, décrit dans son livre « le Goût et le Pouvoir » tous les risques de la disparition des terroirs dans la conscience universelle.
Nous devons résister à cette uniformisation mondiale, consolider la vie de nos terroirs et de nos vignerons, de façon à transmettre aux générations futures cette richesse viticole millénaire.

Jean Clavel

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