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Saint Vincent, patron des vignerons

27 janvier 2012 par · Commenter 

Saint Vincent patron des vignerons

Comme chaque année, certains villages vont fêter, en janvier, la Saint Vincent, patron des vignerons. Cette date correspond généralement à une période climatique de transition entre l’état d’hibernation de la vigne et celle du retour de la végétation (« à la Saint Vincent, l’hiver s’en va ou se reprend ») et surtout, autrefois, au début de la taille. Ce sont les fondateurs de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin qui, dès 1934, ont relancé cette tradition.

On assiste ainsi, chaque année, à des fêtes corporatives, composées d’un rituel identique d’un village à l’autre : procession, célébration d’une messe et/ou assemblée générale de la confrérie, repas de cochon pris entre les familles de vignerons membres de la confrérie, passage de la statue du Saint que la procession emmène de la famille qui l’a hébergé pendant un an à celle qui la reçoit pour l’année à venir.

Ainsi, dans chaque village, Saint Vincent « tourne » d’année en année au sein des familles de vignerons.

Quelques fêtes de la Saint Vincent : Saint Vincent de Mèze, Chassagne Montrachet, Saint Vincent de Visan, …

L’art de bien se tenir à table… au 13ème siècle

26 janvier 2012 par · Lire le Commentaire 

Cardinal Pietro Bembo par TitianAprès avoir balayé l’histoire du vin de l’Antiquité à nos jours, nous vous proposons de picorer, au fil du temps, des événements, des faits historiques ou des histoires liés, de près ou de plus loin, à son univers. Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir 50 courtoisies de table… ou comment bien se tenir à table… au 13ème siècle !

Dans ses Zinquanta cortesia da tavola, Bonvesin della Riva (Milan v. 1240 – id. v. 1315), professeur et poète moraliste italien (qui faisait partie de l’ordre des Umiliati, les Humiliés, des féministes avant l’heure), nous délivre en effet les règles du savoir-vivre à table au 13ème siècle. Ce petit manuel sur la bonne tenue lors de dîners ou de banquets est d’autant plus intéressant que nous ne disposons pratiquement d’aucune recette de l’époque.

La dixième courtoisie nous dit ainsi : « quand tu as soif, avale d’abord ce que manges, essuie-toi bien la bouche, et puis bois. Le glouton qui boit goulûment avant d’avoir le gosier vide dégoûte son compagnon de table qui boit avec lui. »

Comme vous pouvez le constater par vous-même, rien n’a vraiment changé… Ces règles de politesse à table sont encore valables de nos jours !

Des verres à vin inspirés d’éoliennes

2 décembre 2011 par · Lire les 3 commentaires 

Concepteur-designer pour de grandes marques internationales d’arts de la table, Arnaud Baratte, a eu une révélation à la vue d’éoliennes lors d’une ballade dans le Tarn, sur les hauteurs de la Montagne Noire : il mettra une éolienne dans son verre.
Voilà comme est né HELICIUM, un verre à vin de nouvelle génération !

Le principe est simple : dans le fond du verre, un petit dôme. Sur ses parois, trois palles d’éoliennes gravées, de longueurs différentes. Avec un subtil mouvement du poignet, le petit dôme permet au mouvement du vin de s’accélérer et projette le nectar sur les bords. Pour résumer le procédé en une phrase, il s’agirait là de « transformer l’énergie du vent en mécanique des fluides dans un verre, le muant ainsi en accélérateur d’arômes« .

Pour les amateurs de bons vins, ce verre permet de supprimer l’étape du carafage, qui permet de dévoiler les arômes d’un vin jeune.

Selon le modèle, les verres sont vendus de 18,50€ à 25€ l’unité.

Une bonne idée de cadeau pour les amateur de vin !

Rendez-vous sur www.arnaudbaratte.fr.

Les Ignorants, un superbe récit de rencontre entre un vigneron et un dessinateur de BD

1 décembre 2011 par · Commenter 

C’est une histoire toute simple de rencontre. D’un côté un vigneron d’Anjou, reconverti de la banque à la vigne, rigoureux et passionné, adepte de la biodynamie. De l’autre un dessinateur de BD, connu pour ses récits de proximité et son goût des personnages. Entre eux c’est une histoire d’initiation et de curiosité. Celle du dessinateur qui décide de suivre pendant plus d’un an le travail du vigneron, de participer à toutes les étapes du travail de la vigne et du vin… et qui fait découvrir au même vigneron le monde de la BD. Une sorte de journal d’un apprentissage commun, d’une découverte d’un monde inconnu et d’une amitié naissante entre ces 2 « ignorants ».

Un régal pour les amateurs de BD et les amateurs de vin … et une belle illustration du travail de vigneron comme on aime les faire découvrir chez Mes Vignes !

A lire de toute urgence, c’est lumineux !

Les IgnorantsEtienne DavodeauEdition Futuropolis

La vigne du clos Montmartre

17 octobre 2011 par · Commenter 

Si l’histoire de la Vigne de Montmartre remonte vraisemblablement à l’époque gallo-romaine, les premiers documents relatifs aux vignes datent de 944 (Annales du Chanoine Flodoard).

Le vin de Montmartre va connaître un essor spectaculaire jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, grâce , notamment, aux dames abbesses de l’Abbaye de Montmartre, qui ne cèdent leurs terres en fermage qu’à condition d’y planter des vignes, percevant ainsi la redevance du pressoir.
Les grands crus de l’époque se nomment «La Goutte d’Or», «La Sacalie», «La Sauvageonne», appellations qui seront réunies sous le seul vocable «Le Picolo de Montmartre».
À la moitié du XIXe siècle, la vigne est à l’agonie et l’urbanisation y mettra un terme définitif.

Il faudra attendre les années 1930, pour que Montmartre renoue avec sa tradition vinicole grâce au dessinateur Francisque Poulbot, créateur des P’tits Poulbots et de la République de Montmartre, à Pierre Labric, maire de la Commune Libre de Montmartre et à Victor Perrot, Président du Vieux Montmartre, qui décident, pour s’opposer à un projet immobilier, de planter des vignes dont le cru se nomme le «Clos Montmartre», situé à l’angle des rues des Saules et de Saint Vincent, entre l’ancienne demeure d’Aristide Bruant et le Lapin Agile. En 1934, aura lieu la première Fête des Vendanges sous le parrainage de Fernandel et de Mistinguett.

Production 2009 : 501 litres, 1003 bouteilles.
Surfaces : 1 556 m2 (0,15 ha).
Sols : Sables de Fontainebleau (très siliceux).
Sous-sol : Argiles vertes et marnes à huîtres.
Masses de gypse.Cépage : Gamay Beaujolais, Pinot Noir, Hybrides producteurs directs (HPD) : Seibel, Couderc, Seyve,Villard blancs et noirs, autres cépages de multiples origines (ex: Riesling, Muscat, Perle de Csaba, etc.)
Âge des Vignes, Origine : 1932, remplacements multiples depuis cette date.
Porte-Greffe : Rupestris du Lot.
Nombre de pieds : 1 762.
Densité de plantation : 1 132 pieds/1 000 m2
Taille : Guyot simple sur 2 et 3 fils. Rendement à l’hectare : 33,5 hl/ha

Décoller les étiquettes, tout un art !

27 septembre 2011 par · Lire le Commentaire 

Etiquette Cahors Cantelauze Le CotagéHistoire, petites histoires ou comment décoller les étiquettes de vos bouteilles afin de les conserver…

Même s’il n’existe pas une seule méthode universelle et infaillible à 100 %, voici la petite histoire de l’art de décoller les étiquettes de vos bouteilles.

A chaque type d’étiquette et de colle, une méthode idéale. Sachez que si vous n’obtenez pas de résultat dans les 5mn, c’est que la méthode que vous avez employée n’est tout simplement pas adaptée !

1/ Etiquettes classiques collées… à la colle

Ces étiquettes ont été collées avec une colle en poudre diluée dans de l’eau (comme une colle à papier peint en quelque sorte). L’eau sert à plaquer l’étiquette contre la bouteille et à répartir uniformément la colle sur sa surface.?Pour décoller ce genre d’étiquettes, mouillez-la en faisant tremper votre bouteille dans de l’eau. L’eau va de ce fait diluer la colle et vous permettre de détacher l’étiquette facilement. ?Sachez que l’utilisation d’eau chaude accélère l’opération. En général, c’est au bout de 5 minutes que vous avez le plaisir de voir l’étiquette se décoller. ?Mais attention, si le papier est légèrement plastifié, le résultat peut être plus long. Dans ce cas, n’hésitez pas à laisser tremper votre bouteille toute une nuit. Le lendemain, l’étiquette sera décollée !

2/ Etiquettes « autocollantes »

Ces étiquettes, utilisées de plus en plus fréquemment, sont collées à avec des colles thermiques liquides à chaud, qui se rigidifient à froid. La plupart d’entre elles retrouvent leur propriété si on élève leur température. Pour les décoller, évitez donc à tout prix de les faire tremper dans l’eau : le papier, fragilisé, se déchirerait quand vous tireriez dessus. Ramollissez la colle en remplissant votre bouteille d’eau très chaude. Vous pouvez également utiliser un sèche-cheveux pour chauffer l’étiquette ou passer la bouteille remplie d’eau chaude dans le four à 140°C pendant 4 à 5 minutes.? Attendez quelques secondes que la chaleur se diffuse à travers le verre et soulevez un coin de l’étiquette avec une fine lame de couteau. Tirez ensuite lentement pour décoller entièrement l’étiquette. Dans tous les cas, soyez patients, cette opération st en général assez longue !
Une fois l’étiquette décollée, recollez-la immédiatement sur une feuille rigide ou un support (fiche cartonnée par exemple) ou enduisez-la de talc par exemple.

Un kit malin à découvrir, celui d’Albert l’Astucieux.

Bon décollage !

A la découverte d’un terroir… magique

26 septembre 2011 par · Commenter 

Sancerre - Magie d'un vignobleLe vin de Sancerre monte tout de suite au palais, on n’a pas besoin de l’interroger. Cette maxime démontre bien le caractère trempé de ces viticultures, riches d’une histoire plus que bimillénaire.

Dans l’ouvrage richement documenté de Luc-Olivier Pierre, Sancerre et le sancerrois sont présentés sous toutes leurs coutures : l’histoire bien entendu, mais aussi les terroirs, les traditions encore bien vivaces autour de la viticulture, ou encore la dégustation et même des conseils culinaires.
D’un coup de plume magique, Luc-Olivier Pierre rend également ici hommage aux femmes et aux hommes qui ont fait de cette appellation ce qu’elle est aujourd’hui. Les photos réalisées par Claude Poulet sont particulièrement remarquables.
Un chapitre entier étant consacré aux viticulteurs actuels, village par village, vous pourrez y découvrir de bonnes idées d’adresses. Un livre beau et pratique à la fois !

« Sancerre – Magie d’un vignoble » de Luc-Olivier Pierre - Editions de la Courrière 2004, relié 176 pages.

Apprécier pleinement un vin, c’est connaître son terroir d’origine, savoir le déguster, repérer les bons millésimes et les meilleurs producteurs. C’est ce que propose la collection « Autour d’un vin » avec une série d’ouvrages consacrés chacun à un grand cru trié sur le volet.
Sous son format pratique, ce livre de François Morel nous emmène à la découverte de l’appellation Sancerre. Ce voyage initiatique se fait au travers de l’Histoire, du sol sancerrois mais aussi des loisirs…

Après cette belle balade, les conseils de dégustation prodigués en fin d’ouvrage sont accompagnés d’idées recettes ainsi que d’accords culinaires. Une petite taille mais un grand contenu !

« Sancerre – Son terroir, sa dégustation » de François Morel - Editions Flammarion 2001, relié 90 p.

Anne-Laure Roger

Les romains et le vin

26 septembre 2011 par · Lire les 8 commentaires 

Comme les Grecs, les Romains étaient aussi des amateurs de vin, et maîtrisaient la viticulture. Pendant les premières années de la République, le vin était était peu produit par les Romains, qui se battaient pour étendre leur domination. Ensuite, il a été produit partout dans l’Empire romain. On ainsi pu retrouver de nombreux manuels de viticulture et d’oenologie « ancestrale ».

A partir du deuxième siècle avant J.C, la Méditerranée a été contrôlée par Rome, et ses richesses ont été investies dans les vignobles. C’est alors que la production de vin en Italie devient très importante. Plus de deux cents tavernes sont référencées à Pompeï.

En 154 avant J.C, la culture de la vigne a été interdite au-delà des Alpes et, pendant les deux premiers siècles avant J.C, le vin a été exporté aux provinces, particulièrement en Gaule, en échange d’esclaves dont le travail a été nécessaire pour cultiver les grands vignobles.

À l’éruption du Vésuve en 79 après J.C, les meilleurs vignobles d’Italie sont anéantis. Les « vignerons » romains ont donc replanté la vigne en nombre, replantant même des champs réservés aux céréales. Treize ans après, Domitian interdit, dans un décret datant de 92 ap-jc, la plantation de n’importe quel nouveau vignoble en Italie et ordonne le déplacement de la moitié des vignes dans les provinces. Ceci pour préserver, et probablement protéger l’industrie viticole et céréalière italiennes. Un peu à la manière de Viniflhor aujourd’hui en France qui contrôle et régule les nouvelles plantations.

En 212 après J.C, Caracalla confère la citoyenneté et la liberté à tous les habitants de l’Empire (le Constitutio Antoniniana), et enlève  du même fait aux citoyens romains le privilège de cultiver la vigne.

Le vin romain

Les Romains additionnaient au mout en fermentation du defrutum ou sapa. Cato, Columella et Pliny le décrivent comme du jus non fermenté de raisins qui a été réduit en le faisant bouillir pour concentrer le sucre. Le jus est ainsi réduit à la moitié ou même au tiers de son volume. Le sirop était alors utilisé pour adoucir ou prolonger la fermentation des vins. C’est ce que l’on appelle communément aujourd’hui le vin cuit. Le miel a aussi été ajouté pour les mêmes raisons.

Le vin était assaisonné avec des épices, le fénugrec, l’iris, le couin, la résine, la fleur de gypse, le sel ou même l’eau de mer, qui agissaient comme conservateurs ou antiseptiques. Il était toujours additionné d’eau pour sa consommation. On assimile le vin non dilué (merum) aux peuples barbares. Les Romains le diluaient au ½ parfois avec de l’eau chaude ou de mer. Le mélange se faisait individuellement. Les Grecs ont eu tendance à diluer leur vin au 1/3, et toujours mélangé avant le service. La chute de l’Empire romain serait due au saturnisme (empoisonnement par le plomb liée aux tuyaux qui servaient à distribuer l’eau).

« Le vin vous fait un cœur d’homme »

4 juillet 2011 par · Lire le Commentaire 

Le vin occupe une place souveraine dans la littérature de tous les temps. Quelques siècles avant Jésus Christ, Homère cite les crus renommés dans l’Antiquité grecque et donne des détails touchant à l’encavage, à la façon de boire.

Dans le De re rustica, Columelle, agronome latin né à Cadix au 1er siècle, décrit les pratiques viticoles encore souvent en vigueur aujourd’hui : labour, plantation, fumure, bouturage, greffage, provignage, taille, vinification, … Et grâce à des auteurs tels que le poète Hésiode, les historiens Hérodote et Xénophon, nous connaissons exactement la répartition des vignobles dans l’Antiquité.

De nombreux poètes ont fait l’apologie du vin, qui selon Homère, « vous fait un cÅ“ur d’homme », louant ses vertus : « L’ivresse, si elle est véritable, te fera fort ; si elle est feinte, elle peut t’être utile », écrit Ovide. « Tu réveilles un cÅ“ur abattu l’espérance et la force ; avec toi, le pauvre lève la tête et ne craint plus la colère des rois ni les épées », proclame Horace (1er siècle après JC). « Le fils divin de Sémélé, aux hommes le vin a donné, afin qu’ils puissent oublier », déclare Alcée (7ème siècle avant JC). En toute modération, cela va de soi !…

 

 

Georges Brassens et le vin

3 juillet 2011 par · Lire les 2 commentaires 

Georges BrassensLe vin est partout présent dans l’Å“uvre de Georges Brassens, au même titre que les curés, les copains, ou les cocus. Il faut dire que l’homme était un amateur, et que les références bibliques et mythologiques, dont il est si friand dans ses textes de chanson sont légions sur le thème de la vigne et du vin.

Un peu de vocabulaire gustatif…
Le bistrot (1960) :
Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ première classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici,
Te dépasse,

Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armure d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.

De la géographie viticole…

L’ancêtre (1969) :

On avait apporté quelques litres aussi,
Car le bonhomme avait la fièvre de Bercy
Et les soirs de nouba, parol’ de tavernier,
A rouler sous la table il était le dernier. (bis)

Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala,
Toute la fine fleur de la vigne était là
Pour offrir à l’ancêtre, en signe d’affection,
En guis’ de viatique, une ultime libation. (bis)

Hélas les carabins ne les ont pas reçus,
Les litres sont restés à la porte cochère,
Et l’ coup de l’étrier de l’ancêtre déçu,
Ce fut un grand verre d’eau bénite, peuchère !

De la convivialité…

La rose, la bouteille et la poignée de main (1969):

Cette bouteille était tombée
De la soutane d’un abbé
Sortant de la messe ivre mort.
Une bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.

Et je repris ma route en cherchant, plein d’espoir,
Un brave gosier sec pour m’aider à la boire.
Car c’est une des pir’s perversions qui soient,
Que de garder du vin béni par-devers-soi.
Le premier refusa mon verre
En me lorgnant d’un Å“il sévère,
Le deuxième m’a dit, railleur,
De m’en aller cuver ailleurs.
Si le troisième sans retard,
Au nez m’a jeté le nectar,
Le quatrième, c’est plus méchant,
Se mit en quête d’un agent.

Car aujourd’hui, c’est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus,
On est tombé bien bas, bien bas…

Des dieux païens qui nous protègent…

Le grand Pan (1965) :

Du temps que régnait le grand Pan,
Les dieux protégeaient les ivrognes :
Un tas de génies titubant,
Au nez rouge à la rouge trogne,
Dés qu’un homme vidait les cruchons,
Qu’un sac à vin faisait carousse,
Ils venaient en bande à ses trousses,
Compter les bouchons.

La plus humble piquette était alors bénie,
Distillée par Noé, Silène et compagnie,
Le vin donnait un lustre au pire des minus,
Et le moindre pochard avait tout de Bacchus.
Mais se touchant le crâne, en criant : « j’ai trouvé ! »,
La bande au professeur Nimbus, est arrivée,
Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,
Chasser les dieux du firmament.

Aujourd’hui, ça et là, les gens boivent encor’
Et le feu du nectar fait toujours luir’ les trognes,
Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes :
Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort

Voilà mon petit florilège personnel de l’Å“uvre du grand Georges, même si la liste est loin d’être exhaustive en matière d’allusions aux doux produits de la vigne et du vin. (Mon vieux Léon, la fessée, l’épave)… Les extraits de chansons sont extraits du recueil : « Les manuscrits de Brassens », édités chez Textuel, manuscrits établis et commentés par Alain Poulanges et André Tilleul.

Renaud Sounalet

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