Saint Vincent, patron des vignerons
13 janvier 2010 par Sophie Surrullo · Commenter
Comme chaque année, certains villages vont fêter, en janvier, la Saint Vincent, patron des vignerons. Cette date correspond généralement à une période climatique de transition entre l’état d’hibernation de la vigne et celle du retour de la végétation (« à la Saint Vincent, l’hiver s’en va ou se reprend ») et surtout, autrefois, au début de la taille. Ce sont les fondateurs de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin qui, dès 1934, ont relancé cette tradition.
On assiste ainsi, chaque année, à des fêtes corporatives, composées d’un rituel identique d’un village à l’autre : procession, célébration d’une messe et/ou assemblée générale de la confrérie, repas de cochon pris entre les familles de vignerons membres de la confrérie, passage de la statue du Saint que la procession emmène de la famille qui l’a hébergé pendant un an à celle qui la reçoit pour l’année à venir.
Ainsi, dans chaque village, Saint Vincent « tourne » d’année en année au sein des familles de vignerons.
Quelques fêtes de la Saint Vincent : Saint Vincent de Mèze, Chassagne Montrachet, Saint Vincent de Visan, …
La veillée de Noël
15 décembre 2009 par Sophie Surrullo · Commenter
Autrefois, toute la famille (parents, grands-parents et enfants) se réunissait devant la cheminée : c’était la veillée de Noël. Les enfants chantaient des refrains de Noël et écoutaient des histoires racontées par les grands-parents, tandis qu’une bûche brûlait dans la cheminée.
De nos jours, la bûche de Noël est symbolisée par un gâteau. Autrefois, c’était un très gros tronc d’arbre que l’on brûlait dans la cheminée.
Le Feuillage de Noël
Pour fêter Noël, toute la famille décore la maison pour lui donner un air de fête : le vert et le rouge sont les couleurs traditionnelles de Noël. Cette coutume de décorer la maison avec du feuillage est très ancienne. Même avant de fêter Noël, on décorait déjà la maison en décembre, pour fêter la fin des longues nuits d’hiver. Le houx, avec ses feuilles piquantes, représente la couronne du Christ et les boules rouges, ses gouttes de sang ; le gui est censé porter bonheur ; le romarin symbolise l’amitié, et le lierre l’affection.
La Paille
Depuis très longtemps, bien avant que l’on fête Noël, de nombreuses coutumes suédoises étaient liées à l’utilisation de la paille. On répandait de la paille sur le sol pour chasser les mauvais esprits. On préparait les lits pour le cas où des morts reviendraient sur terre. La famille couchait par terre. Cette coutume se poursuivit avec l’apparition des fêtes de Noël, car on ne devait pas dormir plus confortablement que Jésus.
En Pologne, on place de la paille entre la table et la nappe avant de servir le repas du Réveillon, afin de se rappeler l’humble naissance de Jésus.
Le sapin de Noël
Il revêt plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L’étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l’arbre du Paradis.
Le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521. Il est ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l’apporte à Paris en 1837, après son mariage avec le duc d’Orléans. Au 18ème siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche. En 1841, le prince Albert (originaire d’Allemagne), époux de la reine Victoria, fait dresser un arbre de Noël au château de Windsor, en Angleterre. De la cour, la mode du sapin de Noël se répand rapidement chez la bourgeoisie et se propage ensuite chez les gens du peuple. À l’époque victorienne, un beau sapin de Noël devait avoir six hauteurs de branches et être posé sur une table recouverte d’une nappe de damas blanc. On le parait de guirlandes, de bonbonnières et de fleurs en papier.
Les divers éléments servant à son ornementation furent d’abord conçus à la maison, avant d’être produits en industrie. Au milieu du 17ème siècle, l’illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du 20ème siècle, par des ampoules électriques. D’autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront vers la fin du 20ème siècle.
Déjà publié :
Petite histoire du père noël.
La petite histoire de la bûche de Noël.
Petite histoire du Père Noël
24 novembre 2009 par Sophie Surrullo · Lire les 3 commentaires
C’est en Amérique qu’il faut aller chercher les origines historiques du Père Noël.
En 1809 tout d’abord : l’écrivain Washington Irving parle pour la première fois des déplacements aériens de Saint-Nicolas pour la traditionnelle distribution des cadeaux de noël.
En 1821 : un certain Clément Clarke Moore écrit un conte de Noël pour ses enfants dans lequel le Père Noël apparaît dans son traîneau tiré par huit rennes. “A Visit From Saint Nicholas “, est publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit est ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste à l’emploi du journal new-yorkais Harper’s Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d’un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustre au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus connu chez les francophones comme étant le Père Noël.
Le Père Noël vit au Pôle Nord
En 1885, Nast établit la résidence officielle du Père Noël au pôle Nord au moyen d’un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu’aux États-Unis. L’année suivante, c’est au tour de l’écrivain américain George P. Webster de reprendre cette idée. Il précise alors que sa manufacture de jouets, de cadeaux de Noël et “sa demeure, pendant les longs mois d’été, est cachée dans la glace et la neige du Pôle Nord”.
Un bonhomme jovial et débonnaire
C’est en 1931 que le Père Noël prend finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël revêt désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), avec un ventre rebondissant, une figure sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire.
Qui a eu l’idée de la fête des mères ?
25 mai 2009 par Sophie Surrullo · Commenter
C’est dans l’adoration de la mère, pratiquée en Grèce Antique, que la fête des mères trouve ses origines. Ce culte païen, qui avait lieu au printemps, était destiné à honorer Rhéa (ou Cybèle), la Grande Mère de Zeus et de ses frères et sÅ“urs. Une fête religieuse romaine célébrait quant à elle les matrones le 1er mars, lors des Matronalia…
C’est ce culte qui a donné naissance à la Fête des Mères, telle qu’on la connaît aujourd’hui, partout dans le monde :
- Au XVème siècle, les Anglais fêtent le Mothering Sunday, d’abord au début du Carême, puis le quatrième dimanche du printemps.
- En 1908, les Etats-Unis instaurent le Mother’s Day, en souvenir de la mère de l’institutrice Anna Jarvis.
- En 1914, le Royaume-Uni l’adopte, en 1932, l’Allemagne, puis c’est au tour de la Belgique, du Danemark, de la Finlande, de l’Italie, de la Turquie et de l’Australie.
En France, l’histoire de la Fête des mamans est ponctuée par quelques dates décisives : on en retrouve la trace en 1806, quand Napoléon tente de relancer la natalité et prône les vertus de la famille lors de fêtes. En 1918, Lyon célèbre la Journée des Mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leur fils ou leur mari à la Guerre. C’est en 1929 que le gouvernement officialise cette journée. En 1941, elle est inscrite au calendrier. Et c’est en 1950 que la loi n°50-577 fixe la Fête des Mères au dernier dimanche de mai.
Attention, cette année, vous l’avez sans doute déjà noté dans vos agendas, la date de la fête des mères est le dimanche 7 juin. L’occasion d’un cadeau pour dire à votre maman tout votre amour… avec de beaux pieds de vignes ?
Avant Saint-Servais : point d’été…
4 mai 2009 par Sophie Surrullo · Commenter
Nous entrons dans l’une des périodes les plus délicates de l’année pour les viticulteurs. En effet, dans les régions les plus septentrionales, comme le Val de Loire, la Champagne, mais également certaines années beaucoup plus au Sud, les gelées de printemps peuvent anéantir dès les premiers jours de leur existence les bourgeons, qui porteront les fruits du millésime à venir.
Cela a encore été le cas l’année dernière dans le Muscadet, et en partie dans les vignes de Chardonnay du Domaine du Clos Roussely. En effet, s’il existe des moyens de lutte contre ces gelées comme des installations de chauffage, ou d’aspersion des vignes, qui suffisent à relever la température extérieure de quelques degrés (ce qui peut être déterminant) au niveau des bourgeons, elles sont très onéreuses, et ne sont employées que dans les vignobles à très forte valeur ajoutée.
Les vignerons vont donc faire le dos rond pendant presque un mois en attendant d’avoir passé les trois saints de glace, date à laquelle la sagesse populaire veut qu’il n’y ait plus de risques de gelées :
> le 11 mai, Saint-Mamert (Evêque de Vienne, en Dauphiné)
“Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace.”
> le 12 mai, Saint-Pancrace (Martyr à Rome)
“Saint Pancrace, Gervais et Boniface apportent souvent la glace”
> le 13 mai, Saint-Servais (Evêque de Tongres)ou Saint- Gervais
“Avant Saint-Servais : point d’été, après Saint-Servais : plus de gelée.”
“Quand il pleut à la Saint Servais, pour le blé, signe mauvais.”
“Saint-Gervais quand il est beau, tire Saint-Médard de l’eau.”
Le 25 mai, jour de la Sainte Sophie mais aussi de la Saint-Urbain (Pape au 17 ème siècle de 222 à 230), les vignerons estiment que tous les risques de gelée sont, en principe, définitivement derrière eux :”Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré.”
“Mamert, Pancrace, Servais sont les trois Saints de Glace, mais Saint Urbain les tient tous dans sa main.”
Ne soyez pas surpris de ne pas retrouver le nom de ces Saints sur notre calendrier… ils ont en effet été remplacés par Sainte-Estelle, Saint-Achille et Sainte-Rolande.
Jean Clavel, historien de la viticulture languedocienne
10 février 2009 par Sophie Surrullo · Commenter
Jean Clavel, père de Pierre, propriétaire du Domaine Clavel, est un historien de renom de la viticulture Languedocienne.
Né en 1934 d’une famille de vignerons depuis de nombreuses générations, il est originaire des Corbières par sa mère, et du Bitterois par son père. Il a consacré 40 ans de sa vie à la renaissance de la notoriété et de l’image des vins du Languedoc.
Autodidacte, il a assuré la direction du syndicat des Coteaux du Languedoc de 1976 à 1993 pour en faire le moteur de la transformation qualitative des vins de la région.
Passionné d’histoire régionale, son ouvrage “Histoire et avenir des vins en Languedoc”, fait référence. Il a remis à jour le passé prestigieux du plus ancien vignoble de France et tracé les voies qui ont permis à la viticulture languedocienne de renouer avec la notoriété et le prestige des vins de qualité et de terroir.
Il a fait prendre conscience à des générations de vignerons que le vin est un bien culturel, symbolique, qu’il est un lubrifiant social enraciné dans une histoire millénaire et que seule sa qualité incontestable, adaptée à l’attente du leader d’opinion et du consommateur permet la réussite commerciale.
Parallèlement à cette activité d’animation et de développement collectif, il s’est intéressé au travail de terrain directement à la production en aidant son fils aîné Pierre dans la création d’une société d’exploitation viticole. C’est, aujourd’hui, le Domaine Clavel, un magnifique terroir de diluvium alpin proche de Montpellier et de la mer qui produit maintenant de superbes vins, dont 95 % sont exportés dans le monde entier. Ils ont en effet acquis une notoriété aux USA et la Copa Santa est présente sur des grandes tables de New York ou de Californie (on la retrouve aussi en Grande Bretagne, en Belgique, au Danemark, en Allemagne et en Suisse).
L’art de bien se tenir à table… au 13ème siècle
26 janvier 2009 par Sophie Surrullo · Commenter
Après avoir balayé l’histoire du vin de l’Antiquité à nos jours, nous vous proposons de picorer, au fil du temps, des événements, des faits historiques ou des histoires liés, de près ou de plus loin, à son univers. Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir 50 courtoisies de table… ou comment bien se tenir à table… au 13ème siècle !
Dans ses Zinquanta cortesia da tavola, Bonvesin della Riva (Milan v. 1240 - id. v. 1315), professeur et poète moraliste italien (qui faisait partie de l’ordre des Umiliati, les Humiliés, des féministes avant l’heure), nous délivre en effet les règles du savoir-vivre à table au 13ème siècle. Ce petit manuel sur la bonne tenue lors de dîners ou de banquets est d’autant plus intéressant que nous ne disposons pratiquement d’aucune recette de l’époque.
La dixième courtoisie nous dit ainsi : « quand tu as soif, avale d’abord ce que manges, essuie-toi bien la bouche, et puis bois. Le glouton qui boit goulûment avant d’avoir le gosier vide dégoûte son compagnon de table qui boit avec lui. »
Comme vous pouvez le constater par vous-même, rien n’a vraiment changé… Ces règles de politesse à table sont encore valables de nos jours !
Le vin, du Moyen Age à nos jours…
8 décembre 2008 par Stéphane Queralt · Commenter
Au Moyen Age, alors que l’Islam détourne les vignes du Moyen-Orient vers la production de raisins de table, consommés frais ou secs (Corinthe, Smyrne), la vigne s’étend en Europe dès le VIème siècle pour répondre au besoin du culte chrétien (sang du Christ matérialisé par le vin lors de la messe). Les moines défricheurs développent des vignobles autour des abbayes et participent au progrès dans les modes d’élaboration des vins (exemple de Dom Pérignon, qui le premier, aurait maîtrisé l’élaboration du Champagne).
Pendant la Renaissance, la viticulture se répand au gré des conquêtes des royaumes européens aux XVIème et XVIIème siècles (Amérique du Nord, centrale, du Sud et Océanie), mais reste cantonnée à une production domestique. Avant l’arrivée des Européens, la vigne est déjà présente à l’état sauvage en Amérique, mais sous une autre espèce de qualité médiocre : la vitis lambrusca. Après l’avoir domestiquée, les colons ont préféré importer la vitis viniféra (notre vigne européenne) beaucoup plus qualitative.
Le phylloxéra dévaste les vignes européennes à la fin du XIXème siècle. Le recours aux porte-greffes nord- américains originels, résistants au fléau, résout la crise. Un siècle plus tard, les États-Unis sont frappés, car les cépages européens y ont été plantés sans précautions (”franc de pied” : sans porte greffe et donc sensible au phylloxéra).
L’expression vin du “Nouveau Monde” désigne les nouveaux pays producteurs de vin, par opposition à l’ancienne Europe. Ce n’est qu’à la fin du XXème siècle que l’Europe démontre son aptitude à produire et exporter de grands vins, tout en concurrençant les anciens pays producteurs par des vins de masse.
L’histoire du vin ne s’achève pas là … aujourd’hui, l’expansion de la vigne continue. D’autres pays découvrent ou redécouvrent la viticulture : l’Europe Centrale, et Orientale, le Brésil mais aussi la Chine… autant de futurs concurrents pour les producteurs traditionnels, mais aussi autant d’éléments dynamisants.
Les romains et le vin
7 novembre 2008 par Stéphane Queralt · Lire les 2 commentaires
Comme les Grecs, les Romains étaient aussi des amateurs de vin, et maîtrisaient la viticulture. Pendant les premières années de la République, le vin était était peu produit par les Romains, qui se battaient pour étendre leur domination. Ensuite, il a été produit partout dans l’Empire romain. On ainsi pu retrouver de nombreux manuels de viticulture et d’oenologie “ancestrale”.Â
A partir du deuxième siècle avant J.C, la Méditerranée a été contrôlée par Rome, et ses richesses ont été investies dans les vignobles. C’est alors que la production de vin en Italie devient très importante. Plus de deux cents tavernes sont référencées à Pompeï.
En 154 avant J.C, la culture de la vigne a été interdite au-delà des Alpes et, pendant les deux premiers siècles avant J.C, le vin a été exporté aux provinces, particulièrement en Gaule, en échange d’esclaves dont le travail a été nécessaire pour cultiver les grands vignobles.
À l’éruption du Vésuve en 79 après J.C, les meilleurs vignobles d’Italie sont anéantis. Les “vignerons” romains ont donc replanté la vigne en nombre, replantant même des champs réservés aux céréales. Treize ans après, Domitian interdit, dans un décret datant de 92 ap-jc, la plantation de n’importe quel nouveau vignoble en Italie et ordonne le déplacement de la moitié des vignes dans les provinces. Ceci pour préserver, et probablement protéger l’industrie viticole et céréalière italiennes. Un peu à la manière de Viniflhor aujourd’hui en France qui contrôle et régule les nouvelles plantations.
En 212 après J.C, Caracalla confère la citoyenneté et la liberté à tous les habitants de l’Empire (le Constitutio Antoniniana), et enlève  du même fait aux citoyens romains le privilège de cultiver la vigne.
Le vin romain
Les Romains additionnaient au mout en fermentation du defrutum ou sapa. Cato, Columella et Pliny le décrivent comme du jus non fermenté de raisins qui a été réduit en le faisant bouillir pour concentrer le sucre. Le jus est ainsi réduit à la moitié ou même au tiers de son volume. Le sirop était alors utilisé pour adoucir ou prolonger la fermentation des vins. C’est ce que l’on appelle communément aujourd’hui le vin cuit. Le miel a aussi été ajouté pour les mêmes raisons.Â
Le vin était assaisonné avec des épices, le fénugrec, l’iris, le couin, la résine, la fleur de gypse, le sel ou même l’eau de mer, qui agissaient comme conservateurs ou antiseptiques. Il était toujours additionné d’eau pour sa consommation. On assimile le vin non dilué (merum) aux peuples barbares. Les Romains le diluaient au ½ parfois avec de l’eau chaude ou de mer. Le mélange se faisait individuellement. Les Grecs ont eu tendance à diluer leur vin au 1/3, et toujours mélangé avant le service. La chute de l’Empire romain serait due au saturnisme (empoisonnement par le plomb liée aux tuyaux qui servaient à distribuer l’eau).
Les Grecs et le vin
7 octobre 2008 par Stéphane Queralt · Commenter
Les premières traditions autour du vin dateraient de -4000 avant JC. Les Grecs étaient de vrais “amateurs” de vin, qui était, pour eux, signe de prestige et de luxe. Ils exprimaient ainsi une certaine condescendance au peuple qui n’avait pas encore découvert cette boisson.
Le vin grec est né en Crète, où des pressoirs datant de -2000 avant JC ont été retrouvés. Les Grecs apprirent alors leur savoir-faire des pays voisins avec lesquels ils étaient en contact, à savoir l’Egypte et la Syrie, qui maîtrisaient les techniques de vinification et de conservation du vin.
Le système de l’exportation des vins des ÃŽles Grecques, en -500 avant JC était très développé. A cette époque, des premières bases de l’industrialisation de la récolte du raisin ont été établies. Elles ont ensuite été transmises en ltalie.
Le négoce de vins commença avec l’utilisation, pour l’expédition, de grandes amphores de transport officiellement tamponnées et scellées. En ce temps là , la concurrence sur le marché du vin était rude, les Egyptiens eux aussi exportant et important du vin. A tel point qu’ils ont été contraint d’imposer des taxes d’importation aux vins venants de Grèce qui venaient concurrencer les vins domestiques.
Dans ses poésies, Homère a beaucoup écrit sur le vin. Les épopées Homériques vantent souvent cette boisson qui était omniprésente aux banquets. Les vins de la Grèce ont toujours été décrits par plusieurs auteurs comme étant rares en quantité, mais de très grande qualité.
Ces vins ne pouvaient être bus que jeunes, mais certains viellissaient 10 ans, s’ils étaient très doux. On leur a attribué beaucoup de propriétés médicinales. Ils étaient souvent épicés, additionnés de miel et conservés avec des résines. Le Retsina est un ancêtre de ces vins.
Quelques vins “Grands Crus” de l’époque : Maronéen, Pramnien, Chian, Lesbien, Thasien, Byblos.
A suivre…
- Petite histoire du vin - les origines, épisode 2


