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Une rose rouge pour fêter les papas !

31 mai 2010 par Redaction · Commenter 

Une rose pour la fête des pères

Même s’il semblerait que les Romains honoraient déjà leurs pères, la fête des pères trouve son origine dans un passé beaucoup plus proche que celle de la fête des mères. C’est en effet le 19 juin 1910 qu’a eu lieu, aux Etats-Unis, la première « Fête des Pères ».C’est à Spokane, ville située dans l’état de Washington aux Etats-Unis, qu’est née cette idée… Dans l’esprit d’une femme, Sonora Smart Dodd, à l’écoute d’un sermon le jour de la fête des mères en 1909. Comme son père était né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910.

Elevée par son père, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère, elle voulait en effet lui faire savoir à quel point elle lui était reconnaissante.L’idée fit alors peu à peu son chemin… et en 1924, le président Calvin Coolidge soutint l’idée d’une journée nationale de fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que soit signée la proclamation officielle d’un « Father’s Day » le troisième dimanche de juin. Lire la suite »

La fête des mères, une tradition héritée de l’Antiquité

Fête des MèresPourquoi une Fête des Mères ? Et qui a bien pu en avoir l’idée ?

C’est dans l’adoration de la mère, pratiquée en Grèce Antique, que la fête des mères trouve ses origines. Ce culte païen, qui avait lieu au printemps, était destiné à honorer Rhéa (ou Cybèle), la Grande Mère de Zeus et de ses frères et sÅ“urs. Une fête religieuse romaine célébrait quant à elle les matrones le 1er mars, lors des Matronalia…

C’est ce culte qui a donné naissance à la Fête des Mères, telle qu’on la connaît aujourd’hui, partout dans le monde :

-Au XVème siècle, les Anglais fêtent le Mothering Sunday, d’abord au début du Carême, puis le quatrième dimanche du printemps. Lire la suite »

La maison de sorcières à Bergheim en Alsace

5 mai 2010 par Redaction · Commenter 

Les procès de sorcellerie jugés à Bergheim sont un événement peu connu de l’histoire d’Alsace. Entre 1582 et 1683, 40 femmes furent torturées, jugées et brûlées à Bergheim près de Sélestat pour faits de sorcellerie. C’est d’ailleurs à Sélestat, à 10 Km de là, que le moine Institoris écrivit le célèbre Malleus Maleficarum (Le Marteau des Sorcières) publié en 1486.

Ce musée, sur 2 étages, rend hommage à ces femmes à travers des images, gravures, films vidéos, textes courts, en français et en allemand. Le rez-de-chaussée présente le village alsacien de l’époque : l’Alsace au 16ème et 17ème siècle, les droits et privilèges de la ville, le bailliage de Bergheim, la société rurale, les fléaux qui ont traversé la ville (maladies, catastrophes naturelles…) ainsi qu’une grande maquette qui reproduit à l’identique le village d’aujourd’hui encore cerné de ses remparts et de sa fameuse tour des sorcières qui servit de lieu d’emprisonnement au moment des procès. Le deuxième étage rappelle les procès de Bergheim : sur plaque de verre, la liste des accusés, mais aussi des documents sur l’église et la sorcellerie, pour ou contre le diable, la position de l’Etat, le Tribunal des Maléfices (qui se tenait devant l’actuel Hôtel de ville), les documents liés aux procès dont celui de Catherine BASSLER en date du 30 avril 1630.

Pour la petite histoire, Catherine était la servante du curé. A 18 ans, sa mère décida de la marier. Elle fût arrêtée car son époux proclama qu’elle avait 2 amants dont un était le Diable. Elle fût accusée d’avoir tué 2 veaux, 1 porc et 1 poule ainsi que d’avoir empoisonné son premier amant. Catherine BASSLER fût condamnée à être brûlée vive, mais eu le privilège d’obtenir les bonnes grâces du Bailli qui ordonna qu’elle soit décapitée avant le bûcher.

Musée de la Sorcellerie Ass. Culture et Patrimoine
5 rue de l’église
68750 Bergheim
Tél : 03 89 73 18 64 (musée)

Mais pourquoi Valentin ?

9 février 2010 par Sophie Surrullo · Commenter 

L’origine de cette fête reste un mystère, un peu comme l’amour qui l’a inspirée ! Le 14 février, c’est la Saint Valentin, comme chaque jour du calendrier catholique fête un saint. Alors pourquoi Valentin est-il associé aux amoureux ?

Il n’y a en effet pas de Valentin qui se soit distingué dans les diverses traditions religieuses par sa relation particulière avec le divin et qui ait quelque chose à voir avec les amoureux…

Dans la Rome antique, on fêtait, certes, le 15 février, les Lupercales, une célébration un brin paillarde du dieu de la fertilité, mais on ne peut affirmer que la Saint Valentin a été instaurée pour remplacer cette fête païenne, d’autant plus qu’elle n’était guère célébrée par l’église.

C’est en Angleterre, au Moyen Age, que sont apparus les premiers mots d’amour liés à l’occasion de la saint Valentin. Une tradition raconte que les oiseaux s’accouplaient à la mi-février… C’est la fin de l’hiver : les premières fleurs apparaissent avec les premiers gazouillis des oiseaux…
Mais c’est surtout au XVIIe siècle que Valentine devient populaire. William Shakespeare, dans Hamlet, fait ainsi chanter Orphelia :

« To-morrow is Saint Valentine’s day.
All in the morning betime,
And I a maid at your window,
To be your Valentine.
Then up he rose and donned his clo’es
And dupped the chamber door,
Let in the maid, that out a maid,
Never departed more. »

(traduction de Victor Hugo : « Bonjour ! c’est la Saint-Valentin.

Tous sont levés de grand matin.
Me voici, vierge, à votre fenêtre,
Pour être votre Valentine.
Alors, il se leva et mit ses habits,
Et ouvrit la porte de sa chambre ;
Et vierge elle y entra,
et puis jamais vierge elle n’en sortit. »

Depuis, on retrouve la Saint Valentin dans de nombreux pays : le « Dia dos namorados » au Portugal, le « Valentine’s Day » en Angleterre, la « San Valentino » en Italie,  le « Valentinesdag » au Danemark et en Norvège, ou encore le « Dia de San Valentin » en Espagne, …

Certains villages en France organisent, à cette occasion, des festivités dédiées aux amoureux : c’est le cas par exemple de Roquemaure ou de Saint Valentin.

Quelle que soit son origine, la Saint Valentin est toujours une occasion plus officielle de se rappeler notre flamme, d’échanger de jolis mots doux, de s’offrir des fleurs (de préférence des roses rouges), des cadeaux (autour du vin ou pas), de nouvelles expériences, un voyage, un dîner, …  et de porter un toast, avec un bon verre de vin ou une coupe de Champagne, à l’amour !

Saint Vincent, patron des vignerons

13 janvier 2010 par Sophie Surrullo · Commenter 

Saint Vincent patron des vignerons

Comme chaque année, certains villages vont fêter, en janvier, la Saint Vincent, patron des vignerons. Cette date correspond généralement à une période climatique de transition entre l’état d’hibernation de la vigne et celle du retour de la végétation (« à la Saint Vincent, l’hiver s’en va ou se reprend ») et surtout, autrefois, au début de la taille. Ce sont les fondateurs de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin qui, dès 1934, ont relancé cette tradition.

On assiste ainsi, chaque année, à des fêtes corporatives, composées d’un rituel identique d’un village à l’autre : procession, célébration d’une messe et/ou assemblée générale de la confrérie, repas de cochon pris entre les familles de vignerons membres de la confrérie, passage de la statue du Saint que la procession emmène de la famille qui l’a hébergé pendant un an à celle qui la reçoit pour l’année à venir.

Ainsi, dans chaque village, Saint Vincent « tourne » d’année en année au sein des familles de vignerons.

Quelques fêtes de la Saint Vincent : Saint Vincent de Mèze, Chassagne Montrachet, Saint Vincent de Visan, …

La veillée de Noël

15 décembre 2009 par Sophie Surrullo · Commenter 

Sapin de noëlAutrefois, toute la famille (parents, grands-parents et enfants) se réunissait devant la cheminée : c’était la veillée de Noël. Les enfants chantaient des refrains de Noël et écoutaient des histoires racontées par les grands-parents, tandis qu’une bûche brûlait dans la cheminée.
De nos jours, la bûche de Noël est symbolisée par un gâteau. Autrefois, c’était un très gros tronc d’arbre que l’on brûlait dans la cheminée.

Le Feuillage de Noël
Pour fêter Noël, toute la famille décore la maison pour lui donner un air de fête : le vert et le rouge sont les couleurs traditionnelles de Noël. Cette coutume de décorer la maison avec du feuillage est très ancienne. Même avant de fêter Noël, on décorait déjà la maison en décembre, pour fêter la fin des longues nuits d’hiver. Le houx, avec ses feuilles piquantes, représente la couronne du Christ et les boules rouges, ses gouttes de sang ; le gui est censé porter bonheur ; le romarin symbolise l’amitié, et le lierre l’affection.

La Paille
Depuis très longtemps, bien avant que l’on fête Noël, de nombreuses coutumes suédoises étaient liées à l’utilisation de la paille. On répandait de la paille sur le sol pour chasser les mauvais esprits. On préparait les lits pour le cas où des morts reviendraient sur terre. La famille couchait par terre. Cette coutume se poursuivit avec l’apparition des fêtes de Noël, car on ne devait pas dormir plus confortablement que Jésus.
En Pologne, on place de la paille entre la table et la nappe avant de servir le repas du Réveillon, afin de se rappeler l’humble naissance de Jésus.


Le sapin de Noël

Il revêt plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L’étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l’arbre du Paradis.
Le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521. Il est ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l’apporte à Paris en 1837, après son mariage avec le duc d’Orléans. Au 18ème siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche. En 1841, le prince Albert (originaire d’Allemagne), époux de la reine Victoria, fait dresser un arbre de Noël au château de Windsor, en Angleterre. De la cour, la mode du sapin de Noël se répand rapidement chez la bourgeoisie et se propage ensuite chez les gens du peuple. À l’époque victorienne, un beau sapin de Noël devait avoir six hauteurs de branches et être posé sur une table recouverte d’une nappe de damas blanc. On le parait de guirlandes, de bonbonnières et de fleurs en papier.
Les divers éléments servant à son ornementation furent d’abord conçus à la maison, avant d’être produits en industrie. Au milieu du 17ème siècle, l’illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du 20ème siècle, par des ampoules électriques. D’autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront vers la fin du 20ème siècle.

Déjà publié :
Petite histoire du père noël.
La petite histoire de la bûche de Noël.

Petite histoire du Père Noël

24 novembre 2009 par Sophie Surrullo · Lire les 3 commentaires 

Saint NicholasC’est en Amérique qu’il faut aller chercher les origines historiques du Père Noël.
En 1809 tout d’abord : l’écrivain Washington Irving parle pour la première fois des déplacements aériens de Saint-Nicolas pour la traditionnelle distribution des cadeaux de noël.
En 1821 : un certain Clément Clarke Moore écrit un conte de Noël pour ses enfants dans lequel le Père Noël apparaît dans son traîneau tiré par huit rennes. « A Visit From Saint Nicholas « , est publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit est ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste à l’emploi du journal new-yorkais Harper’s Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d’un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustre au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus connu chez les francophones comme étant le Père Noël.

Le Père Noël vit au Pôle Nord

En 1885, Nast établit la résidence officielle du Père Noël au pôle Nord au moyen d’un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu’aux États-Unis. L’année suivante, c’est au tour de l’écrivain américain George P. Webster de reprendre cette idée. Il précise alors que sa manufacture de jouets, de cadeaux de Noël et « sa demeure, pendant les longs mois d’été, est cachée dans la glace et la neige du Pôle Nord ».

Un bonhomme jovial et débonnaire
C’est en 1931 que le Père Noël prend finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël revêt désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), avec un ventre rebondissant, une figure sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire.

Strasbourg : une cave historique dans un hôpital

18 septembre 2009 par Sophie Surrullo · Commenter 

On sera surpris d’apprendre qu’en France, un hôpital continue d’exercer une activité vinicole… C’est le cas de l’Hôpital Civil de Strasbourg, qui recèle une cave datant de 1395 ! Erigée sur une surface de 1 200m², avec des voûtes impressionnantes reposant sur des colonnes de plus d’un mètre de diamètre et des dalles de grès rose d’Alsace, bien jointes et restées en l’état depuis 1395, elle est toujours en activité.

Depuis la Grèce antique et jusqu’à Louis Pasteur qui déclarait que « le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons », le vin était considéré au moins comme un tonique ou un fortifiant. Du Moyen-Age au 17e siècle, il joue le rôle d’un véritable médicament ; à l’hôpital de Strasbourg, les patients en reçoivent alors jusqu’à 2 litres par jour ! Grâce à des dons, des legs et à l’acquisition des droits de succession des patients qui y décèdent, l’Hôpital accroît considérablement son patrimoine foncier, surtout des terres et des vignes qui produiront le vin destiné aux malades. On comprend donc qu’une telle cave ait lieu d’exister.
Au début du 19e siècle, les premières études sur l’aspect médicinal du vin sont menées et les médecins notent les désagréments causés par l’abus d’alcool. Les quantités de vin servies sont peu à peu réduites. Au final, l’activité de la cave cesse au début des années 1990.

Une nouvelle vie pour les Hospices
Presque la totalité des petits et grands tonneaux en chêne (des foudres, montés sur place) était restée vide depuis plusieurs années ; ils s’asséchaient ou moisissaient, devenant inutilisables. L’avenir de la cave qui s’annonçait était de devenir un lieu de stockage pour la pharmacie de l’Hôpital. La proposition d’Å“nologues alsaciens de tenter une expérimentation a toutefois été accueillie favorablement par la Direction.
En 1995, le responsable de la cave fait appel à un tonnelier qui  restaure les foudres. Il en a réétanché 3, à l’ancienne, en insérant des feuilles de jonc entre les douelles de bois qui composent le corps du tonneau ; puis il les a détartrés et désinfectés, afin qu’aucun micro-organisme ne vienne altérer le vin qui sera contenu ; de la vapeur à 110°C a ensuite été envoyée à l’intérieur pour faire regonfler le bois (et donc combler les interstices). Après une dernière vérification de l’étanchéité par un remplissage à l’eau, les moûts d’un Pinot blanc et d’un Gewurztraminer Grand Cru Mambourg ont été apportés et ont fermenté dans ces tonneaux. Ces deux « Cuvées du 600e anniversaire de la Cave » ont pu être mises en bouteilles en janvier suivant. Si vous avez l’occasion de les goûter actuellement, vous seriez encore agréablement surpris !
Depuis, une SICA (Société d’Intérêt Collectif Agricole) a pu être créée afin de préserver et utiliser les autres fûts. Elle regroupe une trentaine de vignerons alsaciens, des deux départements. Elle exploite une cinquantaine de foudres et c’est environ 150 000 bouteilles de vin, uniquement d’appellation d’Origine Contrôlée (AOC) qui sont produites chaque année.
Après une dégustation de sélection à l’aveugle en janvier, les vins en vrac sont amenés et élevés sur lies fines, pendant 6 mois au minimum. Seul l’élevage du vin en fût de chêne, tradition qui s’était quelque peu perdue en Alsace, a lieu sur place. La micro-oxygénation qui a lieu à travers le bois apporte en effet de la finesse et permet d’assurer une meilleure longévité aux vins, de les structurer et de développer leur champ d’expression aromatique. Ce sont des foudres anciens qui sont utilisés, le goût « boisé » n’étant pas du tout recherché.
L’évolution des vins est suivie par un Å“nologue jusqu’à leur mise en bouteilles. Chaque adhérent récupère alors l’intégralité de son vin, sous un habillage commun. Aussi, l’étiquette ne diffère que par la nature du vin contenu et le nom du producteur.
L’Hôpital reste propriétaire de la marque, des fûts et des locaux. Le paiement de la location se fait en nature comme autrefois. Chaque adhérent cède une partie de ses bouteilles à l’Hôpital, qui se charge alors de les revendre. La notion de soins n’est pas oubliée : les bénéfices des ventes de la Cave servent à acheter des appareils médicaux destinés à l’Hôpital de Strasbourg.
Vous pouvez venir déguster ces vins lors de portes-ouvertes organisées plusieurs fois par an, ou simplement visiter la cave, qui recèle des trésors historiques, notamment un vin de 1472, sans doute le plus vieux vin du monde en fût…

Pour en savoir plus…

Pélagie Hertzog

(Photo : http://www.jmrw.com/France/Strasbourg/pages/Hospices_Strasbourg_Vins.htm)

Qui a eu l’idée de la fête des mères ?

25 mai 2009 par Sophie Surrullo · Commenter 

Fête des mèresC’est dans l’adoration de la mère, pratiquée en Grèce Antique, que la fête des mères trouve ses origines. Ce culte païen, qui avait lieu au printemps, était destiné à honorer Rhéa (ou Cybèle), la Grande Mère de Zeus et de ses frères et sÅ“urs. Une fête religieuse romaine célébrait quant à elle les matrones le 1er mars, lors des Matronalia…

C’est ce culte qui a donné naissance à la Fête des Mères, telle qu’on la connaît aujourd’hui, partout dans le monde :
- Au XVème siècle, les Anglais fêtent le Mothering Sunday, d’abord au début du Carême, puis le quatrième dimanche du printemps.
- En 1908, les Etats-Unis instaurent le Mother’s Day, en souvenir de la mère de l’institutrice Anna Jarvis.
- En 1914, le Royaume-Uni l’adopte, en 1932, l’Allemagne, puis c’est au tour de la Belgique, du Danemark, de la Finlande, de l’Italie, de la Turquie et de l’Australie.

En France, l’histoire de la Fête des mamans est ponctuée par quelques dates décisives : on en retrouve la trace en 1806, quand Napoléon tente de relancer la natalité et prône les vertus de la famille lors de fêtes. En 1918, Lyon célèbre la Journée des Mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leur fils ou leur mari à la Guerre. C’est en 1929 que le gouvernement officialise cette journée. En 1941, elle est inscrite au calendrier. Et c’est en 1950 que la loi n°50-577 fixe la Fête des Mères au dernier dimanche de mai.

Attention, cette année, vous l’avez sans doute déjà noté dans vos agendas, la date de la fête des mères est le dimanche 30 Mai. L’occasion d’un cadeau pour dire à votre maman tout votre amour… avec de beaux pieds de vignes ?

Avant Saint-Servais : point d’été…

4 mai 2009 par Sophie Surrullo · Commenter 

VigneNous entrons dans l’une des périodes les plus délicates de l’année pour les viticulteurs. En effet, dans les régions les plus septentrionales, comme le Val de Loire, la Champagne, mais également certaines années beaucoup plus au Sud, les gelées de printemps peuvent anéantir dès les premiers jours de leur existence les bourgeons, qui porteront les fruits du millésime à venir.
Cela a encore été le cas l’année dernière dans le Muscadet, et en partie dans les vignes de Chardonnay du Domaine du Clos Roussely. En effet, s’il existe des moyens de lutte contre ces gelées comme des installations de chauffage, ou d’aspersion des vignes, qui suffisent à relever la température extérieure de quelques degrés (ce qui peut être déterminant) au niveau des bourgeons, elles sont très onéreuses, et ne sont employées que dans les vignobles à très forte valeur ajoutée.
Les vignerons vont donc faire le dos rond pendant presque un mois en attendant d’avoir passé les trois saints de glace, date à laquelle la sagesse populaire veut qu’il n’y ait plus de risques de gelées :

> le 11 mai, Saint-Mamert (Evêque de Vienne, en Dauphiné)
« Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace. »

> le 12 mai, Saint-Pancrace (Martyr à Rome)
« Saint Pancrace, Gervais et Boniface apportent souvent la glace »

> le 13 mai, Saint-Servais (Evêque de Tongres)ou Saint- Gervais
« Avant Saint-Servais : point d’été, après Saint-Servais : plus de gelée. »
« Quand il pleut à la Saint Servais, pour le blé, signe mauvais. »
« Saint-Gervais quand il est beau, tire Saint-Médard de l’eau. »

Le 25 mai, jour de la Sainte Sophie mais aussi de la Saint-Urbain (Pape au 17 ème siècle de 222 à 230), les vignerons estiment que tous les risques de gelée sont, en principe, définitivement derrière eux : »Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré. »
« Mamert, Pancrace, Servais sont les trois Saints de Glace, mais Saint Urbain les tient tous dans sa main. »

Ne soyez pas surpris de ne pas retrouver le nom de ces Saints sur notre calendrier… ils ont en effet été remplacés par Sainte-Estelle, Saint-Achille et Sainte-Rolande.

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