A la découverte d’un terroir… magique
26 septembre 2011 par Sophie Surrullo · Commenter
Le vin de Sancerre monte tout de suite au palais, on n’a pas besoin de l’interroger. Cette maxime démontre bien le caractère trempé de ces viticultures, riches d’une histoire plus que bimillénaire.
Dans l’ouvrage richement documenté de Luc-Olivier Pierre, Sancerre et le sancerrois sont présentés sous toutes leurs coutures : l’histoire bien entendu, mais aussi les terroirs, les traditions encore bien vivaces autour de la viticulture, ou encore la dégustation et même des conseils culinaires.
D’un coup de plume magique, Luc-Olivier Pierre rend également ici hommage aux femmes et aux hommes qui ont fait de cette appellation ce qu’elle est aujourd’hui. Les photos réalisées par Claude Poulet sont particulièrement remarquables.
Un chapitre entier étant consacré aux viticulteurs actuels, village par village, vous pourrez y découvrir de bonnes idées d’adresses. Un livre beau et pratique à la fois !
« Sancerre – Magie d’un vignoble » de Luc-Olivier Pierre - Editions de la Courrière 2004, relié 176 pages.
Apprécier pleinement un vin, c’est connaître son terroir d’origine, savoir le déguster, repérer les bons millésimes et les meilleurs producteurs. C’est ce que propose la collection « Autour d’un vin » avec une série d’ouvrages consacrés chacun à un grand cru trié sur le volet.
Sous son format pratique, ce livre de François Morel nous emmène à la découverte de l’appellation Sancerre. Ce voyage initiatique se fait au travers de l’Histoire, du sol sancerrois mais aussi des loisirs…
Après cette belle balade, les conseils de dégustation prodigués en fin d’ouvrage sont accompagnés d’idées recettes ainsi que d’accords culinaires. Une petite taille mais un grand contenu !
« Sancerre – Son terroir, sa dégustation » de François Morel - Editions Flammarion 2001, relié 90 p.
Anne-Laure Roger
Les romains et le vin
26 septembre 2011 par admin · Lire les 9 commentaires
Comme les Grecs, les Romains étaient aussi des amateurs de vin, et maîtrisaient la viticulture. Pendant les premières années de la République, le vin était était peu produit par les Romains, qui se battaient pour étendre leur domination. Ensuite, il a été produit partout dans l’Empire romain. On ainsi pu retrouver de nombreux manuels de viticulture et d’oenologie « ancestrale ».
A partir du deuxième siècle avant J.C, la Méditerranée a été contrôlée par Rome, et ses richesses ont été investies dans les vignobles. C’est alors que la production de vin en Italie devient très importante. Plus de deux cents tavernes sont référencées à Pompeï.
En 154 avant J.C, la culture de la vigne a été interdite au-delà des Alpes et, pendant les deux premiers siècles avant J.C, le vin a été exporté aux provinces, particulièrement en Gaule, en échange d’esclaves dont le travail a été nécessaire pour cultiver les grands vignobles.
À l’éruption du Vésuve en 79 après J.C, les meilleurs vignobles d’Italie sont anéantis. Les « vignerons » romains ont donc replanté la vigne en nombre, replantant même des champs réservés aux céréales. Treize ans après, Domitian interdit, dans un décret datant de 92 ap-jc, la plantation de n’importe quel nouveau vignoble en Italie et ordonne le déplacement de la moitié des vignes dans les provinces. Ceci pour préserver, et probablement protéger l’industrie viticole et céréalière italiennes. Un peu à la manière de Viniflhor aujourd’hui en France qui contrôle et régule les nouvelles plantations.
En 212 après J.C, Caracalla confère la citoyenneté et la liberté à tous les habitants de l’Empire (le Constitutio Antoniniana), et enlève  du même fait aux citoyens romains le privilège de cultiver la vigne.
Le vin romain
Les Romains additionnaient au mout en fermentation du defrutum ou sapa. Cato, Columella et Pliny le décrivent comme du jus non fermenté de raisins qui a été réduit en le faisant bouillir pour concentrer le sucre. Le jus est ainsi réduit à la moitié ou même au tiers de son volume. Le sirop était alors utilisé pour adoucir ou prolonger la fermentation des vins. C’est ce que l’on appelle communément aujourd’hui le vin cuit. Le miel a aussi été ajouté pour les mêmes raisons.
Le vin était assaisonné avec des épices, le fénugrec, l’iris, le couin, la résine, la fleur de gypse, le sel ou même l’eau de mer, qui agissaient comme conservateurs ou antiseptiques. Il était toujours additionné d’eau pour sa consommation. On assimile le vin non dilué (merum) aux peuples barbares. Les Romains le diluaient au ½ parfois avec de l’eau chaude ou de mer. Le mélange se faisait individuellement. Les Grecs ont eu tendance à diluer leur vin au 1/3, et toujours mélangé avant le service. La chute de l’Empire romain serait due au saturnisme (empoisonnement par le plomb liée aux tuyaux qui servaient à distribuer l’eau).
« Le vin vous fait un cœur d’homme »
4 juillet 2011 par Sophie Surrullo · Lire le Commentaire
Le vin occupe une place souveraine dans la littérature de tous les temps. Quelques siècles avant Jésus Christ, Homère cite les crus renommés dans l’Antiquité grecque et donne des détails touchant à l’encavage, à la façon de boire.
Dans le De re rustica, Columelle, agronome latin né à Cadix au 1er siècle, décrit les pratiques viticoles encore souvent en vigueur aujourd’hui : labour, plantation, fumure, bouturage, greffage, provignage, taille, vinification, … Et grâce à des auteurs tels que le poète Hésiode, les historiens Hérodote et Xénophon, nous connaissons exactement la répartition des vignobles dans l’Antiquité.
De nombreux poètes ont fait l’apologie du vin, qui selon Homère, « vous fait un cÅ“ur d’homme », louant ses vertus : « L’ivresse, si elle est véritable, te fera fort ; si elle est feinte, elle peut t’être utile », écrit Ovide. « Tu réveilles un cÅ“ur abattu l’espérance et la force ; avec toi, le pauvre lève la tête et ne craint plus la colère des rois ni les épées », proclame Horace (1er siècle après JC). « Le fils divin de Sémélé, aux hommes le vin a donné, afin qu’ils puissent oublier », déclare Alcée (7ème siècle avant JC). En toute modération, cela va de soi !…
Georges Brassens et le vin
3 juillet 2011 par Sophie Surrullo · Lire les 2 commentaires
Le vin est partout présent dans l’Å“uvre de Georges Brassens, au même titre que les curés, les copains, ou les cocus. Il faut dire que l’homme était un amateur, et que les références bibliques et mythologiques, dont il est si friand dans ses textes de chanson sont légions sur le thème de la vigne et du vin.
Un peu de vocabulaire gustatif…
Le bistrot (1960) :
Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ première classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici,
Te dépasse,
Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armure d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.
De la géographie viticole…
L’ancêtre (1969) :
On avait apporté quelques litres aussi,
Car le bonhomme avait la fièvre de Bercy
Et les soirs de nouba, parol’ de tavernier,
A rouler sous la table il était le dernier. (bis)
Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala,
Toute la fine fleur de la vigne était lÃ
Pour offrir à l’ancêtre, en signe d’affection,
En guis’ de viatique, une ultime libation. (bis)
Hélas les carabins ne les ont pas reçus,
Les litres sont restés à la porte cochère,
Et l’ coup de l’étrier de l’ancêtre déçu,
Ce fut un grand verre d’eau bénite, peuchère !
De la convivialité…
La rose, la bouteille et la poignée de main (1969):
Cette bouteille était tombée
De la soutane d’un abbé
Sortant de la messe ivre mort.
Une bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route en cherchant, plein d’espoir,
Un brave gosier sec pour m’aider à la boire.
Car c’est une des pir’s perversions qui soient,
Que de garder du vin béni par-devers-soi.
Le premier refusa mon verre
En me lorgnant d’un Å“il sévère,
Le deuxième m’a dit, railleur,
De m’en aller cuver ailleurs.
Si le troisième sans retard,
Au nez m’a jeté le nectar,
Le quatrième, c’est plus méchant,
Se mit en quête d’un agent.
Car aujourd’hui, c’est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus,
On est tombé bien bas, bien bas…
Des dieux païens qui nous protègent…
Le grand Pan (1965) :
Du temps que régnait le grand Pan,
Les dieux protégeaient les ivrognes :
Un tas de génies titubant,
Au nez rouge à la rouge trogne,
Dés qu’un homme vidait les cruchons,
Qu’un sac à vin faisait carousse,
Ils venaient en bande à ses trousses,
Compter les bouchons.
La plus humble piquette était alors bénie,
Distillée par Noé, Silène et compagnie,
Le vin donnait un lustre au pire des minus,
Et le moindre pochard avait tout de Bacchus.
Mais se touchant le crâne, en criant : « j’ai trouvé ! »,
La bande au professeur Nimbus, est arrivée,
Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,
Chasser les dieux du firmament.
Aujourd’hui, ça et là , les gens boivent encor’
Et le feu du nectar fait toujours luir’ les trognes,
Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes :
Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort
Voilà mon petit florilège personnel de l’Å“uvre du grand Georges, même si la liste est loin d’être exhaustive en matière d’allusions aux doux produits de la vigne et du vin. (Mon vieux Léon, la fessée, l’épave)… Les extraits de chansons sont extraits du recueil : « Les manuscrits de Brassens », édités chez Textuel, manuscrits établis et commentés par Alain Poulanges et André Tilleul.
Renaud Sounalet
Livres numériques illustrés VIGNE – VIN – ART – ŒNOTOURISME

Philippe Margot est un journaliste suisse amoureux du vin et des arts. Il est l’auteur de nombreux ouvrages autour du vin et en particulier sur l’Art et le Vin, qu’il nous met gracieusement à disposition au travers de sa collection de livres numériques.
Les livres numériques constituent un support de lecture en plein développement. Avec l’arrivée des lecteurs portables on dispose aujourd’hui d’un meilleur confort de lecture que sur un écran d’ordinateur. Alors pourquoi ne pas essayer ?
Les livres numériques proposés par Philippe Margot représentent une collection de 14 livres au total dont 9 forment la collection ART & VIN et 5 pour la collection VIGNE & VIN.  Les ouvrages sont richement illustrés et avec des textes en assez grands caractères pour le confort de la lecture à l’écran.
Lien pour accéder à toute la collection : http://www.cepdivin.org/persos/phmargot.html#livres
Philippe MARGOT : auteur du livre LE VIN de la Bouteille au Verre aux éditions Ketty & Alexandre, 1063 Chapelle-sur-Moudon (Suisse) – N° ISBN 2-88114-045-9 ; du glossaire des Mots de la Vigne, du Vin et des Alcools mais aussi des Mots de la Cuisine, de la Gastronomie et de l’Oenotourisme, sur le site http://www.cavesa.ch/encyclopedie ; du « Florilège de Citations sur la Vigne et le Vin », sur le site http://och.free.fr, rubrique « Citations / Le vin ».
Trophée régional des vins au féminin à Marseille
La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur organise la 3e édition du Trophée Régional des Vins au Féminin le samedi 25 juin 2011 à l’hôtel de région de Marseille avec la collaboration des fédérations régionale des vignerons indépendants et les trois fédérations des caves des vignerons coopérateurs. Ils travaillent cette année en coopération avec le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence et Inter-Rhône.
Ouvert à tous les producteurs de vins de la région, sans distinction d’appellation, ce trophée s’appuie sur, un concept original à double titre :
- des jurys féminins, avec un collège de consommatrices et un collège de professionnelles
- une distinction pour le goût des vins, leur emballage et la cohérence entre les deux
- 11 lauréats seront récompensés et primés lors de la cérémonie de remise de prix à 17h30
La matinée sera consacrée à l’évaluation et la notation des vins et l’après midi des animations Å“nologiques seront proposées sous forme d’ateliers divers accompagnés par des producteurs de vin qui exposeront leur produits.
Cette opération originale et inhabituelle de promotion des vins de la région auprès des femmes est un rendez-vous incontournable pour les producteurs et les consommatrices .
| Contact |
| Sandrine COSTA vinsaufeminin@regionpaca.fr |
Créateurs de vin, virtuoses de l’assemblage !
Comme un compositeur qui avec des notes, des clefs, des silences et des instruments de musique va écrire des mélodies différentes, le vigneron dispose, en fin d’élevage, d’une palette de vins variés qui seront autant de sons disponibles pour composer l’œuvre finale, son vin. Les échantillons sont issus de terroirs et cépages différents, élevés dans des barriques fabriquées par plusieurs tonneliers avec des bois d’origine diverses et une météo particulière à chaque année… le vigneron, pourra donc lui aussi composer une nouvelle partition à chaque millésime, en veillant à toujours garder la signature du Château pour notre plus grand plaisir.
« Champagne, le vin secret », un beau livre à découvrir.
C’est un très bel ouvrage sur le Champagne qui est né. « Champagne, le vin secret » aux Editions Epure. Un des plus beaux et des plus précis jamais publié sur la région Champenoise, le vignoble et le vin.
Champenois d’enfance et amoureux de cette région, Richard Marchal a su coordonner 17 auteurs passionnés et spécialistes reconnus de leur domaine. Le résutat : un ouvrage d’une précision remarquable, une bible qui synthétise toutes les connaissances sur cette région et ses vins, mais sans sècheresse scientifique.
Enfin, ce livre est aussi un beau livre aux matières nobles, illustré de très nombreuses photos superbes, jamais publiées, réalisées au vignoble, dans les maisons de Champagne et chez les producteurs.
Champagne, le vin secret ; Editions Epure ; 55 € ; ISBN 978-2-915271-41-6
Diam Bordeaux, la première application iPhone dédiée aux Grands Crus Bordelais
Diam, leader mondial des bouchons en liège technologique s’est associé aux experts internationalement reconnus Bettane & Desseauve pour proposer aux amateurs de grands vins une véritable encyclopédie des Grands Crus.
Le premier volet de cette démarche originale présente l’ensemble des Grands Crus Classés de bordeaux, et sera bientôt complétée par une série d’applications qui traiteront des autres régions de production.
Diam Bordeaux se distingue des autres applications iphone traitant de l’univers du vin car elle est spécifiquement dédiée aux Grands Crus Bordelais. Les amateurs de vins retrouveront les 191 domaines Bordelais classés, parmi lesquels les 164 Grands Crus Classés en 1855. Chaque Grand Cru est accessible par son nom, son appellation et son classement ; il peut être localisé précisément sur une carte. L’utilisateur accède à une description détaillée du Domaine : son histoire, ses propriétaires, son terroir.
Conçue pour les amateurs l’application dévoile les commentaires de dégustation et les notes de Bettane & Desseauve pour chaque millésime ! L’utilisateur peut par ailleurs conserver ses propres notes de dégustation de chaque Grand Cru. A vos iPhone !
Le jeu de l’oie de la vigne à la Maison des Sancerre
La Maison des Sancerre est installée dans une ancienne maison du centre, dont les fondations remontent au XIVème siècle, et qui, bon signe, fut au XVIIIème siècle la maison d’un tonnelier, elle a été créée par les vignerons de Sancerre.
Le lieu a été acheté en 1996 et il a fallu de longs travaux en collaboration avec les architectes des bâtiments de France avant son ouverture en 2005. Sur plus de 350 m2 d’exposition, des installations scénographiques originales permettent de mettre en évidence et de comprendre les patrimoines significatifs de l’AOC … dont ce jeu de l’oie destiné aux enfants.
Installé dans le jardin aromatique de la Maison, ce jeu de l’oie grandeur nature permet aux petits (et aux plus grands) de découvrir de manière ludique le travail du vigneron.
Chacune des 63 cases du jeu de l’oie est matérialisée par une petite pancarte, dans le jardin.
Plusieurs catégories de cases :
- énigmes : il faut trouver la réponse à la question posée
- épreuves : il faut réaliser le challenge demandé
- météo : nuageux, ensoleillé, pluie, autant de conditions météorologiques qui
vont faire avancer ou reculer les joueurs, à l’image de l’influence que le temps
a sur l’avancement végétatif de la vigne, ou sur la maturité du raisin.
- feuille de vigne : il faut rejouer
- pièges : Une gelée tardive, un orage de grêle, un incident mécanique peuvent
compromettre le travail du vigneron. Lorsqu’un joueur tombe sur une de ces
cases, il doit reculer, voire revenir au point de départ.
Tout au long du jeu, les enfants sont invités à découvrir les senteurs du jardin, les spécialités locales, les gestes des vignerons, ils pourront déguster des sirops qui évoquent les arômes des vins de Sancerre …
A visiter absolument lors d’un passage dans le Berry …après avoir rencontré la famille Fouassier bien sur !
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