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Comment aider votre pied de vigne à passer l’hiver

8 février 2012 par · Commenter 

Contrairement à une vigne bien établie, le petit plant de vigne que vous avez reçu dans votre coffret est fragile et assez sensible au froid.

Si vous l’avez planté dans un pot, n’hésitez pas à le rentrer et le traiter comme une plante d’intérieur pour sa première année, en n’oubliant pas de l’arroser régulièrement car la dessication guette dans les appartements et maisons chauffées. Lire la suite »

La vigne et le grand froid

3 février 2012 par · Commenter 

vignes sous la neigeLa vigne, plante d’origine méditerranéenne, s’est plutôt bien adaptée à des vignobles plus nordiques. En hiver, lorsque la sève et les réserves sont descendues profondément dans les racines, elle résiste assez bien au froid. -10°C à – 12°C comme on l’enregistre en ce moment la nuit dans le Nord-Est de la France sont supportables par la plante, variant bien sûr d’un cépage à l’autre.

La limite se situe en dessous de – 15°C. On parle alors de gelées noires à laquelle la vigne ne résiste plus. Les bourgeons sont les premiers affectés, leurs écailles protectrices ne suffisant plus à les isoler du froid. Si la température diminue encore, le liber des sarments peut geler à son tour, puis les bras voire même le tronc de la vigne. Les tissus se nécrosent en prenant une couleur brune caractéristique. Lire la suite »

Le bio, le calendrier lunaire et les vignes !

25 janvier 2012 par · Lire les 2 commentaires 

Le bio, la biodynamie, c’est « tendance ». Tendance de fond même, quand on voit le nombre de domaines viticoles qui se convertissent à ces modes d’agriculture. Les surfaces en bio représentaient 50 000 ha en 2010 (6 % du vignoble français), et devraient doubler d’ici 2012 au vu des surface en cours de conversion. Quand au salon Millésime Bio qui ouvre ses portes ces jours-ci à Montpellier, il s’apprête à accueillir 600 exposants et plus de 3500 visiteurs, preuve, s’il en était besoin, que cette niche est devenue un vrai segment de marché. Lire la suite »

« C’est quoi » ces cristaux dans ma bouteille ?

16 janvier 2012 par · Commenter 

Parmi les dépôts qui peuvent apparaître dans vos bouteilles au cours de leur conservation, vous avez sûrement déjà observé de petits cristaux translucides ressemblant à du gros sel, mais au goût particulièrement acide. Il ne s’agit ni de sucre, ni de sel, mais bien de cristaux d’acide tartrique salifiés. Comment sont ils apparus, et ont-ils un impact sur la qualité des vins ?

L’acide tartrique est naturellement présent dans le raisin et donc dans le vin, les allemands le nomment d’ailleurs « Weinsaüre », littéralement « acide du vin ». C’est l’acide majoritaire dans le vin. Comme le sel ou le sucre, l’acide tartrique se dissous dans l’eau, mais jusqu’à un certain point que l’on nomme la saturation. Au cours de la fermentation alcoolique, le sucre disparaît et l’alcool apparaît, ce qui bouleverse l’équilibre de la solution, rendant insoluble une partie de l’acide tartrique initialement présent. L’équilibre entre les formes solubilisées et solides est alors lié à la température. Lorsque cette dernière baisse, une partie de l’acide tartrique peut -en réagissant avec des minéraux comme le potassium ou le calcium- cristalliser et se retrouver au fond de la cuve ou de la bouteille. C’est pourquoi, si cette précipitation n’a pas eu lieu précédemment, elle peut parfaitement se produire après la mise en bouteille, pendant la conservation en cave. Lire la suite »

Pourquoi utilise-t-on des sulfites dans le vin?

6 décembre 2011 par · Lire les 18 commentaires 

Granules SO2 L’utilisation des sulfites dans le vin s’est vraisemblablement généralisée à la fin du XVIIIème siècle, avec l’apparition de modes de consommation plus proches de ceux que nous pratiquons aujourd’hui. En effet, si la production de vin est bien antérieure à cette époque, les modes de consommation ont évolué lentement vers les vins en bouteilles, que l’on peut conserver plusieurs années. C’est dans cette optique que l’apport de sulfites s’est imposé comme un incontournable pour les vinificateurs. Ainsi le SO2, dioxyde de soufre ou anhydride sulfureux de son vrai nom, est devenu le seul adjuvant pratiquement indispensable à la production de vin. Il existe, bien sûr, des vins sans soufre ajouté mais la généralisation de ces pratiques semble impossible pour la totalité de la production de vin, tant les propriétés de cette molécule sont intéressantes pour le vinificateur, malgré ses inconvénients. Lire la suite »

La St Martin, début de l’année viticole !

4 décembre 2011 par · Commenter 

La Saint-Martin d’hiver (11 novembre) marque depuis le Moyen-Age le début officiel de l’année viticole

A partir de cette date, la vigne entre dans une période de sommeil, appelée aussi repos végétatif. C’est la dormance.
En apparence, rien ne bouge sur les parties aériennes, mais au niveau des racines, la mise en réserve de l’amidon permettra les premières poussées de bourgeons, dès que le printemps sera revenu. L’hiver, s’il est long et rude, permet également d’assainir les parcelles sur le plan des parasites. Les anciens appellent cela « tuer la vermine ». En effet, les parasites les plus virulents pour la vigne sont des maladies liées à des champignons, qui sont éliminés par les grandes périodes de froid sec.

Bientôt le travail de taille de la vigne pourra commencer.

 

 

La fermentation malolactique

29 novembre 2011 par · Lire les 9 commentaires 

Longtemps la fermentation malolactique est restée mystérieuse. Nos ancêtres vignerons riches de leur empirisme constataient au travers d’un fin pétillement caractéristique que le vin « retravaillait », mais le moment auquel intervenait cette deuxième fermentation, et sa forme apparente variaient beaucoup d’un millésime à
l’autre, d’une région à l’autre, d’une cuve à une autre. Depuis les premiers travaux de Pasteur, qui fut le premier à identifier la présence de bactéries
dans les vins, les microbiologistes et les œnologues n’ont cessé de chercher à
percer le mystère de cette fermentation pour que l’on en maîtrise aujourd’hui à
peu près tous les tenants et les aboutissants. Alors, pourquoi la FML ou plus
tôt la « Malo » est-elle restée si longtemps inexpliquée, et pourquoi s’est elle ainsi imposée comme une étape incontournable dans l’élaboration de tous les bons vins rouges et de certains vins blancs ?

Il est donc clairement établi à ce jour, que la fermentation malolactique est la transformation de l’acide malique en acide lactique par les bactéries lactiques, avec un dégagement de gaz carbonique. Le vin va donc perdre naturellement en acidité, mais surtout son acidité sera beaucoup plus agréable sur le plan gustatif.

En effet l’acide malique vient du latin malum, qui signifie « pomme », et se rapporte donc au goût acidulé marqué des pommes vertes, en total désaccord avec les autres goûts des vins rouges. Au contraire l’acide lactique, du latin lactis, qui signifie « lait », se rapporte au goût du yaourt, de la crème fraîche, ou de certains fromages avec lesquels on imagine beaucoup mieux accordé le vin rouge. Pour l’harmonie gustative des vins rouges il est donc indispensable de réaliser cette transformation.

Cependant si le jus de raisin recèle toutes les aptitudes (richesse en sucre, pH, nutriments…) pour que les levures se développent et réalisent la fermentation alcoolique, le vin nouveau juste après cette fermentation alcoolique peut être assez éloigné d’un milieu réunissant les caractéristiques favorables à la croissance et à la vie des bactéries lactiques. Ainsi les quelques 12% vol d’alcool, l’acidité forte, la présence des sulfites du vin peuvent parfois placer les bactéries lactiques dans des conditions de survie si délicates qu’elles ne peuvent croître suffisamment pour assurer la fermentation malolactique. Pour ces micro-organismes le salut viendra alors de la température du vin. Si ce dernier est maintenu aux environs de 20°C la croissance de la population bactérienne est possible, en dessous pas de Malo !

Le développement des outils de régulation thermique et de climatisation dans les chais expliquent donc à eux seuls en grande partie la récente maîtrise de cette deuxième fermentation des vins. Auparavant, si les automnes restaient cléments, cette fermentation pouvait commencer quelques jours après la fermentation alcoolique et s’achever avant l’hiver. Par contre, si les premiers frimas de l’hiver étaient précoces dans les caves, elle ne débutait qu’avec le retour du printemps. Considérée par beaucoup comme une maladie, cette deuxième transformation faisait alors croire à certains à la mémoire du vin, puisque celui-ci s’agitait en même temps que les bourgeons de la vigne qui l’avait fait naître un an auparavant…

Pourtant, il a bien fallu se rendre à l’évidence et reconnaître les bienfaits de la malo. En effet, en plus de cette désacidification naturelle du vin, celui-ci subit également une amélioration sensible de ses arômes,  plus riches  et plus complexes. C’est la raison pour laquelle certains producteurs ont choisi de l’appliquer également au vin blanc.
En effet, les notes beurrées et lactées issues du travail des bactéries lactiques  s’accordent parfaitement aux arômes primaires du cépage Chardonnay notamment.

Enfin, la fermentation malolactique contribue également à stabiliser le vin. Ainsi, en prenant le parti de provoquer cette deuxième fermentation sur les vins en cuve, les producteurs de Champagne notamment évitent qu’elle ne se déroule de façon anarchique dans les bouteilles au cours de la prise de mousse ou du vieillissement. Cependant, même si elle est favorable à la qualité de certains vins particulièrement acides, elle peut aussi conduire à des vins manquant de fraîcheur, facilement oxydables et de tenue insuffisante. La Malo n’est donc pas réalisée systématiquement, le rôle du vigneron est donc là une fois de plus primordial !

Renaud Sounalet, œnologue Mes Vignes

Mes Vignes lauréat du Prix de l’Egalité professionnelle 2011 de Midi-Pyrénées

28 novembre 2011 par · Commenter 

Créé à l’initiative du Conseil Regional de Midi-Pyrénées, le Prix Égalité Professionnelle est destiné à :
- récompenser les entreprises de Midi-Pyrénées ayant mis en place une démarche volontariste et efficace en matière d’égalité hommes-femmes,
- mettre en évidence et diffuser des bonnes pratiques en matière d’égalité professionnelle,
- démontrer que l’égalité professionnelle est bien un atout pour l’entreprise et un facteur d’image et de communication.

Cette année, Mes Vignes est lauréat dans la catégorie « Créateur d’Entreprise » … pour son initiative originale dans un monde (le vin) plutôt masculin et pour la mise en place d’une organisation professionnelle qui permet à ses collaboratrices de maintenir un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle !

Nous en sommes plutôt fières !

Le millésime 2011 décrypté : le tour de France des vignobles

23 septembre 2011 par · Lire le Commentaire 


Alsace

La fin août et le début de ce mois de septembre ont vu le pire et le meilleur, alternés en Alsace. Températures élevées et grand soleil sont vîtes remplacés par les orages et la fraîcheur.  Les vendanges ont débuté depuis le 28 août en Alsace par les raisins qui entreront dans l’élaboration des vins de base pour les crémants. Puis à partir du 7 septembre le ban des vendanges sera ouvert pour le Pinot Noir. Par la suite cépage après cépage, terroir après terroir les vendanges vont se poursuivre jusqu’aux grains nobles et aux vendanges tardives. Pourtant ces grands crus ne naitront que si les conditions idéales d’humidité et de température sont réunies pour concentrer ces fruits par la pourriture noble.

Champagne : Lire la suite »

Le millésime 2011 décrypté

13 septembre 2011 par · Commenter 

Première partie :  Millésime précoce !

Partout en France la précocité est la caractéristique qui peut d’ors et déjà être retenue pour parler de ce millésime 2011. Hormis 2003 et son été caniculaire, jamais de mémoire de vigneron, les vendanges n’ont eu lieu si tôt dans l’année. Conséquence visible du réchauffement climatique, l’avancement des dates de vendange se confirme donc pour l’ensemble du vignoble français. Ainsi, globalement, c’est avec deux semaines d’avance sur les habitudes que les premiers coups de sécateurs ont déjà résonné dans les vignes, pour amener les fruits de cette année vers les cuves et les pressoirs.

Retour sur le déroulement contrasté d’une année menée tambour battant… Lire la suite »

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