Lutte raisonnée et biodynamie
19 mars 2010 par Sophie Surrullo
(suite de l’article « qu’est-ce qu’un vin bio ?« )
La lutte raisonnée, un premier pas vers l’environnement
Au cours des années 80, de véritables programmes de lutte ont été mis au point en collaboration avec les techniciens de terrain, par les marchands de produits phytosanitaires. Cette lutte raisonnée s’appuie sur des observations et des modèles prévisionnels de développement des maladies et parasites, qui déclenchent les traitements.
La maladie est tolérée jusqu’à ce qu’elle atteigne un seuil où, économiquement, il est préférable de traiter. Le nombre de traitements annuels peut ainsi être considérablement réduit. Certains diront que cette lutte a été inventée pour que les industriels continuent à vendre leurs pesticides… elle a au moins l’avantage de limiter les utilisations abusives de pesticides et, en outre, de réduire les coûts de production pour les viticulteurs. De plus, certaines méthodes de cette lutte raisonnée ont permis d’introduire les premières luttes biologiques évitant le recours aux pesticides. Ainsi la réintroduction des typhlodromes qui sont des prédateurs naturels des araignées rouges et jaunes qui parasitent la vigne, a donné de bons résultats dans le vignoble, et permet d’éviter l’utilisation curative des insecticides. La lutte par confusion sexuelle basée sur la diffusion dans les parcelles de phéromones empêchant l’accouplement de certains papillons a également montré son efficacité tout en diminuant le recours aux pesticides. Ces améliorations vont donc dans le bon sens, et ont ouvert des portes vers une viticulture plus respectueuse de son environnement.
La biodynamie, bio avant tout !
L’agriculture bio-dynamique existe depuis 1924. Elle a pour but de soigner la terre, régénérer les sols, et favoriser l’intégration au sein d’un même domaine agricole, d’animaux d’élevage et de diverses cultures. S’ils sont avant tout des agriculteurs bio, les bio-dynamistes, respectent également les rythmes de la Terre et du Cosmos, pour réaliser leurs interventions sur le vignoble. Ainsi, cette agriculture durable et respectueuse de l’environnement, apporte une alimentation saine et vivifiante au consommateur.
Les viticulteurs engagés dans la viticulture biodynamique peuvent être certifiés par 2 marques ou labels :
• Le label BIODYVIN (contrôlé par ECOCERT). Les vignerons sont regroupés au sein du SIVCBD (Syndicat International des Vignerons en Culture Biodynamique).
• La marque internationale DEMETER , déposée depuis 1932, qui permet de reconnaître les produits issus de l’Agriculture Bio-Dynamique. Elle est présente dans plus de 50 pays au monde : du Canada à l’Italie, de l’Allemagne à l’Australie. Le produit Demeter satisfait aux exigences du règlement européen sur l’agriculture biologique et, en plus, répond au cahier des charges spécifique de la bio-dynamie.
Qu’il soit issu de l’agriculture traditionnelle ou biologique, le vin reste un produit agroalimentaire, pour lequel il n’existe aucune limite maximum résiduelle (LMR) en matière de pesticides. Les autorités européennes et françaises ne se sont d’ailleurs penchées que très récemment sur la question. Pour l’instant, jusqu’au comblement de ce manque de la législation, ce sont les LMR pour les raisins de table qui sont prises en compte pour les différentes enquêtes menées. Mais certains dénoncent le fait que ces limites sont très supérieures à celle de l’eau potable. En attendant la publication de ces LMR spécifiques au vin, beaucoup d’enquêtes contradictoires vont probablement se succéder, comme cela est déjà le cas. Une chose est sûre, c’est qu’à la suite de l’introduction fortuite par l’homme de maladies et parasites il y a plus d’un siècle, il est encore à l’heure actuelle impossible de retrouver les conditions favorables, initialement en place pour la culture de la vigne en Europe. Il est donc de notre devoir, pour nos enfants, de limiter au maximum notre impact sur l’environnement, en ne reproduisant pas les erreurs commises par le passé.

Offrez un parcours dans l'univers du vin !
bonjour,
avez vous des informations concernant les typhlodromes contre les arraignées rouges
amitiés vineuses
stéphane
[...] de ce projet, qui ne manque pas de spécificités : > la culture du vignoble sera menée en biodynamie. > vous ne pourrez acheter ce vin qu’à Londres, dans un rayon de 10 miles autour du [...]
[...] au terroir et à l’environnement avec des vins issus de l’agriculture biologique ou de l’agriculture biodynamique [...]
[...] au terroir et à l’environnement avec des vins issus de l’agriculture biologique ou de l’agriculture biodynamique [...]
je viens de regarder votre site,clair et très bien écrit………….Très bien !
Je me suis risqué à la viticulture dans une petite Vallée, bien abritée des vents, orientée plein Sud, sur les bords de la Loire en Hte Loire(Monistrol/Loire.
J’ai planté une vigne il y a cinq ans (200 rouges,200 blancs) dans des terrasses abandonnées depuis 100 ans, travail à la main garanti (votre gravatar et trop compliqué pour joindre des photos) ou j’ai remonté les chaillis (terme local).
Je mesure la difficulté de ce métier tous les jours, et, les quatre années(de plantation) sont encore un peu juste pour espérer une récolte avantageuse.
Cépages:
Rouge: Petite shyra ou Sérine,Gamary,Grenache
Blanc: Marsanne;Roussanne;Chardonay,
A Bientôt………….Gilles