La cuvée Mes vignes
La cuvée dont vous allez suivre l’élaboration est un Cru Bourgeois issu de l’appellation Listrac-Médoc.
Un assemblage équilibré entre cabernets et merlot donne puissance, intensité et fruité à ce vin à la fois chic et classique. La concentration de la matière est remarquable. Au nez, le vin offre une trame séveuse et vive, avec des notes de réglisse, de menthe, de myrtille et de prunelles.
En bouche toutefois, les fruits deviennent plus doux et plus matures (framboise, cassis) et enrobent une structure plus virile, mais toujours avec fraîcheur et finesse.
Ce beau classique contemporain s’apprécie volontiers à partir de 4 à 5 ans, et continuera à dévoiler toutes les facettes de sa complexité pendant une vingtaine d’années.
Les vins de la propriété
Les vins du Château Fourcas-Dupré sont tout d’abord remarquables par leur intensité colorante et leur robe profonde, dans les tons d’aubergine et de pourpre. La palette aromatique est toujours très intense, sur le thème des fruits noirs, du cassis, et des notes réglissées ou fumées apportées par l’élevage sous bois. Ce fruité caractéristique se retrouve en bouche, harmonieusement associé à la finesse et la fraîcheur de la trame tannique.
La vinification est traditionnelle, par cépages séparés, avec une cuvaison d’environ 20 jours, des remontages quotidiens durant tout le temps de la fermentation alcoolique, et une maîtrise totale des températures.
L’élevage se poursuit en barriques de chêne, renouvelées par tiers chaque année, pendant 12 à 18 mois, avec soutirage tous les 4 mois.
Régulièrement notés et référencés dans la plupart des guides, les vins du Château Fourcas-Dupré sont commercialisés par l’intermédiaire du négoce bordelais, et sont également accessibles aux particuliers en France.
Au travers de votre formule Mes Vignes, vous allez découvrir un magnifique cru de Listrac…de l’intérieur.
Portrait du vigneron
Patrice Pagès
Qu’est ce qui vous a conduit vers ce métier de vigneron ?
Issu d’une formation initiale en école de commerce, j’ai repris la suite de mon père à la tête de la propriété avec beaucoup de plaisir. Le vin est un produit inhabituel : c’est la seule activité agricole où l’on peut suivre toute la chaîne de transformation, du cep de vigne jusqu’à la bouteille. Un homme peut se réaliser complètement au travers d’un vin, et montrer ses diverses facettes. J’ai suivi des cours à l’Institut d’œnologie de Bordeaux, puis j’ai rencontré de nombreux professionnels : j’ai acquis mon propre savoir auprès des hommes du vin et de la vigne. J’ai confiance en ces personnes qui m’ont beaucoup aidé, avec toujours le même objectif mais pas toujours la même vision des choses. C’est très enrichissant, d’un point de vue humain, de pouvoir partager son propre avis avec d’autres. Dans l’élaboration d’un vin, mieux vaut conserver une part de doute : il y a toujours des paramètres qu’on ne maîtrise pas. C’est un apprentissage de la patience et de l’humilité. J’ai beaucoup appris notamment avec Bertrand Rivoyre, ami de mon père et grand négociant de la place bordelaise.
Qu’est ce qui vous plait le plus dans ce métier ?
Ce métier est un éternel renouvellement, on ne fait jamais deux fois la même chose. Il y a toujours une découverte, au fil des âges de la vie. Le vin est vivant, et le mode de consommation a beaucoup changé : les amateurs sont devenus plus curieux et plus critiques. C’est la partie technique, dans la vigne ou dans le chai, qui me plaît le plus, mais c’est malheureusement aussi la partie que je dois le plus déléguer !
Qu’avez-vous appris au cours des 10 dernières années ?
Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à une véritable révolution de la manière de faire du vin. Nous nous sommes rendu compte que c’est avec du bon raisin que l’on fait du bon vin. Et que le bon raisin ne peut être issu que d’une vigne parfaitement en harmonie avec son environnement (vendanges en vert, effeuillages…). La condition absolue est d’obtenir un raisin parfaitement mûr et parfaitement sain.
Quelle est la philosophie de votre domaine ?
Je ne supporte plus l’excès, sous quelque forme que ce soit. L’équilibre et l’harmonie sont les deux symboles des grands vins de Bordeaux. Nous essayons de tendre vers cet équilibre, mais c’est un exercice extrêmement délicat car il est instable par définition. Les paramètres changent constamment, il n’y a qu’à voir le climat par exemple. Nous adaptons chaque année nos vinifications au millésime.
Comment décrivez-vous le vin que vous faites ?
C’est un vin épicé, généreux, classique dans sa complexité et son élégance : c’est tout l’esprit de Bordeaux ! Un vin intemporel...
Quels sont ses principaux traits de caractère ? Qu’est-ce qui en fait sa particularité ou son originalité dans les vins de l’appellation ?
Les vins de Fourcas-Dupré se distinguent par leur finesse et leur élégance, liée essentiellement au terroir. Nous avons également une large dominante de merlot sur des sols argilo-calcaires, ce qui nous offre des vins charnus, pleins et généreux, qui vieillissent mieux. Nous avons peut-être un peu moins de corps que d’autres Listrac, mais plus de complexité.
Quelle est votre ambition pour le vin que vous produisez ?
Je recherche surtout l’harmonie, l’équilibre entre toutes les composantes gustatives : alcool, acidité, tanins et boisage réunis dans un même chœur.
Avec quel(s) type(s) de plat(s) aimez-vous savourer ces vins ?
Plus le plat est simple et savoureux, plus le plaisir est grand : un vrai poulet fermier à la broche ou au four, un rôti de bœuf aux sarments, voire une côte de bœuf avec des vins jeunes, et des escalopes de veau avec des millésimes plus anciens (1985). Il faut adapter le service du vin au plat, et non l’inverse.
Pouvez-vous nous décrire le domaine ?
C’est un domaine dégagé, aéré, ouvert. Il est situé sur un plateau, à la limite de la forêt, sans être écrasé par elle. On s’y sent bien.
Aujourd’hui comment se compose votre équipe ?
J’ai la grande chance de travailler en symbiose parfaite avec mon chef de culture, Jean-Pierre Miane, et mon maître de chai, Gilles Bergerot. Nous avons un réel plaisir à élaborer ensemble les vins de Fourcas-Dupré, c’est une grande réussite.
Quels sont vos projets d’avenir ?
J’ai pour projet de rééquilibrer l’encépagement par petites touches, avec notamment un peu plus de petit verdot,,, selon les terroirs. J’envisage également des améliorations techniques au niveau de la réception de la vendange, ainsi qu’un cuvier permettant de mieux travailler le parcellaire.
Qu’est ce qui vous a séduit dans la formule Mes Vignes ?
J’aime le contact direct avec l’amateur de grands vins, la rencontre avec les personnes véritablement intéressées (pas les buveurs d’étiquettes !), curieux d’apprendre et de découvrir, quels que soient leur origine ou leur parcours personnel. Dans la formule Mes Vignes, les web vignerons vont pouvoir appréhender les multiples facettes du vin, et l’esprit d’ouverture qui en découle naturellement. Nous ne sommes pas obligés d’avoir tous la même vision des choses !