La cuvée Mes vignes
Cuvée Tradition
Robe pourpre brillante aux reflets rubis.
Le nez expressif dès l'ouverture se révèle d'une belle fraîcheur. Les notes dominantes sont d'abord centrées sur les épices douces et le poivre ; puis suivent les petits fruits rouges (fraise, framboise) avec une touche finale de vanille.
L'attaque est suave et gourmande, révélant des tanins croquants sur des notes de fruits au caramel. L'équilibre se poursuit sur un caractère charnu réhaussé en finale par une note assez tonique.
Un vin chatoyant, expressif et gourmand, restant encore sur sa jeunesse en bouche. Attention, ce vin met de bonne humeur !
Les vins de la propriété
Le Château de Juliénas
élabore 4 vins :
Cuvée Tradition
Robe pourpre brillante aux reflets rubis.
Le nez expressif dès l'ouverture se révèle d'une belle fraîcheur. Les notes dominantes sont d'abord centrées sur les épices douces et le poivre ; puis suivent les petits fruits rouges (fraise, framboise) avec une touche finale de vanille.
L'attaque est suave et gourmande, révélant des tanins croquants sur des notes de fruits au caramel. L'équilibre se poursuit sur un caractère charnu réhaussé en finale par une note assez tonique.
Un vin chatoyant, expressif et gourmand, restant encore sur sa jeunesse en bouche.
Attention, ce vin met de bonne humeur !
Cuvée Prestige
Robe profonde et brillante, à dominante de grenat sur des reflets rubis.
Le nez s'ouvre sur des notes de fruits mûrs, de cerise, de cacao et de réglisse, auxquels s'ajoute toute une gamme d'épices.
L'attaque est soyeuse puis laisse rapidement place à de beaux tanins de caractère, présentant une note plutôt relevée et épicée. L'expression aromatique est centrée sur la réglisse et les fruits rouges bien mûrs. Une bouche à la puissance mesurée, avec une belle mâche, longue et complexe…
Un vin encore sur sa réserve, à conserver précieusement encore quelques mois ; et à apprécier dans les 5 années à venir.
Cuvée du Clos
Un vin issu d'une parcelle attenante au Château, entourée de murs, avec une recherche très pointue de la maturité. Raisin 30 à 50 % égrappé, élevage de plus d'un an en foudres.
Robe profonde et foncée.
Puissant dès le premier abord, le nez dévoile des notes de réglisse, de raisins secs, de fruits cuits et toute une gamme d'épices douces qui trouvent leur place parmi les arômes boisés (cacao et praline).
Très charnue en attaque, la bouche révèle rapidement sa puissance, soutenue par des tanins longuement affinés en fût. L'ensemble est bien construit, encore sur la jeunesse de l'élevage, mais avec une vraie maturité arômatique en bouche.
Les arômes boisés sont très persistants en finale. Très long en bouche.
Cette cuvée puissante demande encore un certain élevage. A l'aveugle, un flacon qui pourrait passer pour beaucoup plus méridional…
Cuvée Claude Condemine
Une étonnante création ! 100 % vins de presse, cuvaisons courtes, élevage d'environ un an en pièces de 5 à 10 vins pour complexifier sans trop boiser. Collage à l'ancienne, au blanc d'œuf. Mise en bouteille sans filtration.
Un nez intense et charnu mêlant les fruits noirs comme la mûre, et ceux à note plus feuillue comme le sureau. Le bois s'exprime très finement, plus par les notes oxydatives d'élevage que par l'aromatisation.
L'impression tactile en bouche est atypique, combinant puissance et rondeur, et se positionnant plus sur le milieu de bouche qu'en finale. Sensation de densité. Vin de faim et de soif, qui a concentré tout le "mâchu" du raisin, pour en tirer la quintessence, mais sans sècheresse. A tester absolument.
Du jamais bu ! Assurément un vin haut en couleurs… à l'image du personnage ?
Portrait de vigneron
Thierry Condemine
Qu'est-ce qui vous a conduit vers ce métier ? Racontez-nous en quelques mots votre parcours ?
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été intéressé par ce métier. Tout petit déjà, j'aimais suivre mon père dans les vignes. C'est donc tout naturellement que j'ai étudié au lycée viticole de Beaune, complété d'un brevet de technicien agricole à Mâcon. En 1990, j'ai eu l'opportunité de m'installer sur la propriété alors qu'un métayer partait. Puis j'ai repris les terres au fur et à mesure.
J'ai donc acquis de solides connaissances théoriques sur les vins à l'école, mais la pratique du métier, je l'ai surtout apprise au contact de mon père. Il vinifiait certes de manière traditionnelle, avec une seule cuvée, mais il avait une vraie vision d'avance, en ce qui concerne par exemple l'équipement de vinification.
Je pense qu'il a su me transmettre sa passion ; j'ai insufflé aux vins ma personnalité, mais dans la continuité. J'ai par exemple commencé à renouveler progressivement les foudres d'élevage. C'est un aboutissement que nous avions évoqué ensemble.
Comment décriviez-vous votre métier ? Qu'est ce qui vous plaît le plus dans ce métier ?
Ce qui est très agréable dans ce métier, c'est de gérer autant de métiers en un, qui font que l'on ne s'ennuie jamais : le travail de la vigne, la vinification, le commerce, la gestion du personnel, les relations fournisseurs. On fait un travail de chef d'entreprise tout en restant sur une petite structure.
Qu'avez-vous appris au cours des 10 dernières années ?
J'ai appris qu'il n'y a jamais de règle absolue. Chaque millésime est différent, les conditions météo ne sont jamais les mêmes, et c'est à chaque fois une aventure. On pourrait croire qu'être vigneron, c'est immuable. La vigne pousse, il suffit de suivre, de vendanger… mais on doit adopter sa stratégie de vinification à chaque millésime. C'est à chaque fois unique.
Comment décrivez-vous le vin que vous faites ?
Les terrains maigres granitiques des coteaux Ouest de l'appellation où nous sommes produisent naturellement des vins assez charpentés et tanniques. S'y ajoute une méthode de vinification où nous travaillons l'extraction de la matière. Nous cherchons à produire des vins de garde, ce qui n'exclut pas la finesse. Mais nous ne sommes pas dans une approche de primeurs. Tous nos vins connaissent un élevage en chêne, en fût ou en foudre suivant la cuvée. Ils sont mis en marché assez tard, et ont un vrai potentiel de garde en bouteille.
Quels sont vos projets pour le vin que vous produisez ?
Je suis en cours d'élargissement de la gamme de nos vins, qui comporte aujourd'hui quatre références : une Cuvée Tradition identitaire du Château ; une Cuvée Prestige, à partir des vieilles vignes du domaine. Et puis deux références atypiques et nouvelles. D'une part la Cuvée du Clos, du nom d'une parcelle attenante au Château, où nous faisons un travail de maturité très pointu. D'autre part la cuvée Claude Condemine en hommage à mon arrière-grand-père. Une référence complètement unique issue à 100 % de vins de presse, et un processus d'élaboration très spécifique. Il y a aussi d'autres projets, comme par exemple un rosé. En croisant les sélections de parcelles et les vinifications différentes, il y a possibilité de décliner des productions très diverses. Le gamay est un cépage aux multiples facettes !
Si c'était à refaire, qu'est-ce que vous feriez autrement… et pas autrement ?
Si c'était à refaire, je chercherais des vignes sur d'autres appellations, pour élargir la palette des productions. Par contre, nous referions la cuverie à l'identique : la table de tri, les pressoirs et les 35 cuves thermorégulées d'une capacité d'un hectare, totalement révolutionnaires pour l'époque, que mon père a conçu dans les années 80. Le domaine est équipé d'un outil de travail exceptionnel.