La cuvée Mes vignes
La cuvée dont vous allez suivre l’élaboration est un champagne mariant à parité pinot noir et chardonnay, dont 30 % de vins de réserve élevés en fût de chêne.
En bouche, il combine les arômes de cépage (fruits) et ceux de la maturation (viennoiseries), et sa vivacité pure et minérale est adoucie de notes crémeuses et vanillées issues de l’élevage en bois.
Ce champagne vous offre un équilibre optimal entre finesse et puissance, faisant de lui un remarquable vin d’apéritif ou un compagnon privilégié pour un repas tout au champagne.
Les vins de la propriété
Les vins du domaine Janisson Baradon étonnent par leur caractère bien affirmé.
Les terroirs d’Epernay où poussent les raisins du domaine sont typiques de champagnes friands, tout en équilibre et en finesse. S’y ajoute ensuite la « patte » des Janisson, qui depuis plus de 20 ans privilégient les vieilles vignes et l’enherbement pour obtenir des raisins concentrés, et élèvent une partie de leurs vins en fût de chêne.
Les champagnes qui en résultent sont riches en saveurs, mariant à la fois un fruité aérien, une bouche fraîche et désaltérante, et dans le même temps des notes crémeuses d’amandes, de noisettes, ainsi qu’un je-ne-sais-quoi de boîte à boudoirs (ou bien est-ce une madeleine de Proust ?).
La qualité des champagnes Janisson est saluée par de nombreux journalistes nationaux et internationaux (Le Point, Financial Times,…), des guides (Gault Millau, Hachette) et des concours (Chardonnay du Monde, Vignerons Indépendants), qui attribuent charque année aux cuvées du domaine de nombreuses médailles.
Portrait du vigneron
Cyril Janisson
Qu’est ce qui vous a conduit vers ce métier de vigneron ?
Est-ce que je peux l’avouer ? Au départ, la vigne ne m’attirait pas du tout. Elle était associée aux corvées de vacances, aux coups de main qu’il faut donner pour aider les parents. Le déclic s’est produit pendant mon BTS de commerce, où je suis littéralement tombé amoureux du vin. Et cette passion ne m’a depuis plus lâchée.
Ces études, effectuées d’abord près de Mâcon puis sur le campus de HEC à Paris, m’ont complètement ouvert les yeux sur l’évolution du monde du vin et des modes de commercialisation, sur l’émergence de champagnes de vignerons aux côtés des grandes marques internationales.
Lorsque je suis arrivé sur la propriété en 1997, nous ne commercialisions que 27 000 bouteilles et 6 ha sur 9 étaient vendus en raisin au négoce. Mon projet était là : développer la commercialisation aux particuliers, trouver de nouveaux marchés notamment à l’export, construire toute une gamme de produits typés, qui portent bien notre style, et sur lesquels nous sommes fiers d’afficher notre nom.
Mes parents, mon frère, tout le monde m’a fait confiance et m’a suivi dans ce projet. Ce fut un travail de longue haleine, mais en 12 ans, le chemin parcouru est énorme. Aujourd’hui nous vendons la totalité de notre production (95 000 cols) en bouteilles. Notre gamme compte une dizaine de produits, dont un non-dosé, des sélections haut de gamme comme la cuvée Georges Baradon ou la cuvée Toulette, etc. Et nous avons certains nouveaux produits comme des cuvées parcellaires, qui sont actuellement en cave et devraient sortir d’ici quelques années.
Aujourd’hui, comment se compose votre équipe ?
Toute la famille Janisson participe à la bonne marche du domaine ! Mon père Richard gère le vignoble, les relations avec les fournisseurs et chapeaute l’intendance du domaine. Maman a la charge des clients particuliers, de l’administratif et du secrétariat. Et puis elle donne de nombreux coups de main, notamment pour me remplacer quand je suis sur des salons. Mon frère Maxence gère la production… la cave est son royaume ! Je participe ègalement à la production, notamment au moment des vendanges, mais une grande partie de mon temps est consacrée à la commercialisation et la représentation des vins du domaine. Enfin, nous avons 2 salariés à la vigne et 1 salarié à la cave.
Quels sont les projets d’avenir pour le domaine ?
Il y a bien sûr des investissements techniques indispensables, et d’autres dont on rêverait : la thermorégulation, un nouveau pressoir Buscher, et même un coup de peinture et d’embellissement sur nos hangars ne serait pas superflu.
Mais ce qui serait extraordinaire, ce qui est l’essence de tout vigneron en Champagne, ce serait d’arriver à avoir d’autres vignes sur d’autres terroirs. Toutes nos parcelles sont situées sur Epernay. Je rêverais de voir ce que l’on est capable de faire ailleurs, de croiser nos terroirs avec par exemple la puissance des pinot noirs d’Ambonnay, ou au contraire la minéralité des chardonnay de Cramant. Et par là même de donner encore plus de profondeur et de personnalité à nos champagnes.
Qu’est-ce qui vous a séduit dans la formule Mes Vignes ?
Je suis quelqu’un de curieux de nature, toujours à la recherche de nouveautés et de ce qui se crée… à quoi s’ajoute que j’adore internet – j’ai moi-même un blog . C’est pourquoi j’ai été séduit dès la création de Mes Vignes, par cette nouvelle approche du vin. Et puis : recevoir des web-vignerons, leur expliquer mon métier, partager la passion du vin… ce sont de grands moments !