La cuvée Mes vignes
La cuvéedont vous allez suivre l'élaboration est un Côtes du Rhône croquant sur le fruit, tout en finesse et en séduction.
• Cépage : majoritairement Grenache.
• Terroir : safres (sables issus de l'érosion de collines calcaires) et argiles.
• Altitude : entre 250 et 300 mètres.
• Exposition : Sud.
• Vinification : Macération pré-fermentaire à froid, avec extraction lente en alternance par pigeage, remontage et délestage.
Robe dense et sombre, presque « aubergine », brillante et profonde. Au nez, c'est une farandole de petits fruits gourmands et sucrés, pleins de sève : cerise, framboise, myrtille, cassis. Un vin gourmand. On a l'impression de croquer dans un fruit juteux.
Servir entre 16 et 18°C en prenant soin d'ouvrir la bouteille 30 minutes avant la dégustation, ou bien en l'aérant si possible.
A apprécier sur certains fromages (chèvres, tomes fruitées), ou bien jouer un mariage original avec le chocolat. La maison Peyrerol, pâtissier célèbre sur Vaison la Romaine, a créé un macaron au cassis avec en son cœur une gelée à base de vin de Mas Poupéras.
Les vins de la propriété
Impossible de ne pas être séduits par ces vins là, tant on sent qu'ils ont été rêvés, élevés, choyés comme des enfants, et que Chloë et Patrice Chevalier y ont mis le meilleur d'eux-même. Voici une sélection de certains d'entre-eux :
« Pour toi,
je décrocherai la lune »

Un très beau Côtes du Rhône, issu de sols sablo-argileux sur des parcelles à 250 – 300 m d'altitude orientées Sud et des vignes âgées d'une quinzaine d'années.
Voilà un vin qui n'est pas courant, tant il donne l'impression de mordre dans un fruit mûr. Un vrai coup de cœur. Sa finesse, son fruité gourmand et croquant nous ont séduits.
Le nom de cette cuvée est une allusion à Marie, la fille de Chloë et Patrice Chevalier, mais aussi aux convictions des vignerons sur le travail avec l'influence lunaire (filtration, tontes,…).
« Funambule »

Ce Côtes du Rhône Village est issu de parcelles plus hautes (300 – 350 m), enserrées dans la garrigue, avec des sols argilo-caillouteux. Ces terroirs en altitude se traduisent dans un vin d'une plus grande complexité et d'une vraie fraîcheur naturelle.
Un vin superbe et poivré, avec des notes balsamiques et de garrigue qui rappellent ses origines méditerranéennes et appellent des viandes épicées telles qu'un tajine d'agneau ou un couscous oriental.Une cuvée que Patrice Chevalier décrit comme celle
"qui reflète le plus ma personnalité, celle de pousser en permanence la remise en question de soi ».
Un vin à la fois complexe, audacieux et d'un équilibre subtil,
« et on sait que l'équilibre est capital pour un funambule ».
« Je fais un rêve »

Une des fines fleurs de la gamme du domaine. Ce Côtes du Rhône villages est issu des hautes parcelles du domaine à 350 - 400 m d'altitude, sur un sol argileux très caillouteux. A la complexité précédente s'ajoute sur ces terroirs une reprise du fruit avec une concentration étonnante, qui autorise un élevage en fûts de chêne.
Ce vin est à la fois riche, puissant, confit et soyeux, avec un potentiel de garde jusqu'à 10 ans. Il saura soutenir des plats régionaux puissants comme une daube de taureau ou un canard à la gardianne.
« Tout comme mon père l'a fait pour moi, j'ai vécu [la création de ce domaine] comme une sorte de transmission de valeurs envers notre fille Marie. Pour cela, j'ai écrit un texte qui s'appelle « Marie, je fais un rêve » … Le titre de ce texte est le nom que nous avons donné à notre cuvée Haut de Gamme ». Une très belle réflexion d'un vigneron sur sa terre, et une véritable déclaration d'amour paternel, à lire absolument pour comprendre pleinement ce vin…
Quand au reste de la gamme, il réserve encore de belles surprises. Venez les découvrir au domaine…
Portrait du vigneron
Chloë et Patrice Chevalier
Qu'est-ce qui vous a conduit vers ce métier ? Racontez-nous en quelques mots votre parcours ?
Mon père a commencé commis agricole puis a créé l'exploitation il y a 50 ans. L'idée d'avoir un jour notre nom sur une étiquette ou de faire notre propre vin était pour moi dans un premier temps une sorte de rêve inaccessible que je n'osais imaginer.
Installé depuis 14 ans, j'ai réorienté l'exploitation entièrement sur la vigne, mais je livrais mes raisins en coopérative. Et puis il y a 4 ans de cela, je me voyais mal, sous prétexte que des opérateurs commerciaux n'étaient pas capables de se remettre en question et de nous faire vivre de notre produit, d'arrêter purement et simplement mon activité viticole qui m'avait donné tant de plaisir jusque-là.
Alors il m'est apparu comme une évidence de faire de ce plaisir un art de vivre… Nous nous sommes lancés avec mon épouse et notre fille Marie (directrice commerciale à seulement 9 ans) dans cette belle aventure qu'est la vinification.
Qu’est ce qui vous plaît le plus dans ce métier ?
(Chloë) J'aime la vigne, c'est ce qu'il y a de plus beau comme plante. Je viens du Nord de la France et suis issue d'un milieu citadin : je crois que si cela avait été pour autre chose, je n'aurais pas suivi Patrice. Ce qui est incroyable dans ce métier de vigneron, c'est tout d'abord sa diversité. On fait plusieurs métiers au sein d'une même journée : de la viticulture, du secrétariat, du commercial, de la promotion… Impossible de s'ennuyer. Ensuite, il y a toutes ces rencontres avec des importateurs, des fournisseurs, des vendangeurs, des clients. Elles donnent lieu à des échanges passionnants. C'est tout ce partage, tous ces échanges que j'aime.
Quelle est votre ambition pour le vin que vous produisez ?
Je crois qu'avant tout, il faut se faire plaisir et le faire partager. Un vin, c'est l'aboutissement d'un an de travail, de gestes précis. Il doit faire partager ces moments, donner le meilleur sans prétention. C'est comme un trait d'union entre les personnes.
Comment décrivez-vous le vin que vous faites ?
J'aime à produire des vins riches et généreux, des vins sur la jeunesse et la fougue. Le fruit est également très important. J'aime faire le parallèle avec le savoir-faire que mon père arboriculteur m'a transmis, avec l'idée de « mordre dans un raisin mûr » lorsque l'on boit mes vins. Je souhaite que l'on y retrouve la fraîcheur du fruit, leur impression tactile. Enfin, je veux un vin avec de la présence, du charisme, en clair « qu'il y ait du vin dans la bouteille ».
Qu'avez-vous appris au cours des dix dernières années ?
Chaque année est une expérience nouvelle et dans le même temps, le raisin a la mémoire du terroir et des soins qu'il a reçus. C'est exaspérant et rassurant à la fois. Exaspérant, quand on met en œuvre des expériences de vinification originales et que les résultats ne sont pas à la hauteur des différences que l'on attendait. Rassurant, car il existe des constantes, le terroir reprend ses droits malgré tout, et apporte d'une année sur l'autre les mêmes notes aromatiques. L'expérience… elle nous permet de gérer l'instant donné. Car chaque année, il y a une surprise, et ce n'est pas comme l'année précédente.
Qu'est-ce qui vous a séduit dans le projet Mes Vignes ?
J'ai beaucoup apprécié la fluidité du site, son accessibilité. J'ai pensé qu'il y avait là le moyen de retranscrire et de faire partager notre travail, que ce soit au travers du site ou des rencontres avec les web-vignerons. Dans l'élaboration d'un vin se conjuguent toute une série d'opérations admirables et de métiers différents. Il y a le métier du vigneron et son travail sur la plante, la transformation et mise en valeur du vinificateur, l'art du tonnelier, etc. Tous ces savoir-faire que l'on arrive à emprisonner dans une bouteille ! C'est tout cela que nous nous voulons communiquer aux web-vignerons.
(Chloë) Et puis nous nous réjouissons du contact que nous aurons avec les personnes qui vont venir nous voir. Ce seront certainement des personnes intéressées, et nous, on peut prendre des heures quand on a des gens passionants en face. Il va il y avoir un échange, on va partager quelque chose… On va vivre ensemble un millésime.